Nouveau régime unifié Complémentaire retraite: de qui se moque-t-on ?

Une « négociation s’ouvre sur les dispositifs et le règlement concernant le nouveau régime unifié qui va se substituer aux régimes de retraite complémentaire Agirc et Arrco.
Du Jamais-vu : les règles de fonctionnement et de gestion du régime unifié prévoient de moduler la « valeur de service du point ». Les cotisations sont définies, mais pas les pensions des futurs et actuels retraités !
En somme nous allons cotiser sans au final connaître la valeur de nos pensions futures.
Au 1er janvier 2019, le régime de retraite complémentaire, fruit de la fusion de l’Agirc (pour les cadres) et de l’Arcco (pour tous les salariés), acté par l’accord du 30 octobre 2015 que nous avions vivement combattu, entrera en vigueur.
Il sera doté d’un système qui lui donnera toute latitude pour moduler le niveau des pensions.
Ce dispositif concerne aussi bien les futurs comme les actuels retraités.
Nous ne nous y trompons pas, sous couvert d’adopter un système qui vise à « l’équilibre » par des ajustements conjoncturels, il ne s’agit en réalité que d’initier une baisse générale du montant des retraites, une décision qui répond surtout aux injonctions du Medef.
Concrètement ces nouvelles mesures conduiraient à une baisse du niveau de pension de 9 % en quinze ans. Et selon les calculs, la potion risque d’être amère également pour les futurs retraités :
pour 100 euros cotisés par an, on passerait de 7,25 euros de pension en 2018 à 5,77 euros en 2033, sans même tenir compte du montant de l’inflation !
Après la hausse de la CSG pour les retraités et avant la réforme annoncée des retraites pour 2018 il apparait clairement que ce gouvernement a décidé de mettre à mal tout notre système de retraite. Il fait le choix de faire peser les sacrifices sur les pensions des retraités (et sur l’ensemble des salariés, futurs retraités, précaires et privés d’emplois) pendant que les scandales liés aux évasions fiscales ne recueillent pas le même volontarisme et la même abnégation de la part d’un président des riches qui
nous prépare à des lendemains difficiles.

PLFSS 2018 : UN BUDGET QUI MET TOUTE LA PROTECTION SOCIALE EN DIFFICULTE

La loi de financement de la Sécurité Sociale est l’expression d’une politique, un budget n’est jamais neutre, et la façon dont il est construit marque de façon prégnante la marque de la politique qui est conduite.
Cette loi tourne résolument le dos à l’idée que nous nous faisons d’une protection sociale solidaire.
L’austérité et la compression des dépenses continuent à être au cœur des mesures qui sont prises, pendant que l’ISF est supprimé et que le CICE porte le manque à gagner pour l’année 2018 à 115 milliards d’euros, soit une perte sèche pour l’état équivalant à 28.5% de ses recettes.
C’est le choix de « privilégier les privilégiés » qui est fait ! D’autres choix sont possibles, souhaitables et nécessaires !
Au total, le gouvernement fait payer l’ISF et le CICE, qui profiteront au premier chef aux détenteurs de capitaux, aux couches populaires par un recul massif de la protection sociale.
Pour lire le communiqué CGT, cliquer ici

Battons-nous pour l’avenir de Pôle emploi et pour nos emplois !

Depuis la création de Pôle emploi, la CGT alerte sur les risques liés à la fusion Assedic-Anpe : une stratégie systématique de réduction des coûts et ses développements prévisibles, néfastes pour le personnel, les usagers et la qualité des services rendus. Pôle emploi porte en lui toutes les caractéristiques d’une entreprise de démolition du service public imposée par une politique ultra-libérale.
Dès 2008, nos dirigeants ne s’en cachaient pas :
►Sarkozy 2008 : « on ne peut diminuer le nombre d’employés de l’ASSEDIC et de l’ANPE qu’après avoir fusionné les deux organismes ».
►Charpy (ex-DG) 2010: « Nous n’entendons pas conserver éternellement 50 000 collaborateurs ».
►Wauquiez (Secrétaire d’Etat à l’Emploi) confirmait en 2010 que les effectifs de Pôle-Emploi avaient « vocation à être calibrés en fonction de la situation du chômage » et qu’ « une baisse du chômage entrainerait une baisse d’effectifs facilitée par les règles de gestion privée offertes par la CCN… »
►De nombreux libéraux se sont exprimés dans ce sens depuis.
►En Allemagne les évolutions observées préfigurent ce que nos gouvernants réservent à Pôle-Emploi. La Bundesagentur fur Arbeit a subi un dégraissage drastique : elle va supprimer 5.000 emplois d’ici 2019, portant le total des coupes à 17.000 depuis 2013…

La CGT était bien seule à dénoncer ces risques : Encore récemment, les OS « bien-pensantes » refusaient qu’on évoque un « plan social interne » à Pôle Emploi à propos du dossier « trajectoire GDD » parce qu’il ne fallait pas «effrayer le personnel »…

Le projet de loi de finance pour 2018 impacte fortement Pôle emploi et menace son avenir et nos emplois :
►Un budget en baisse de 4 milliards d’euros pour le ministère de l’emploi d’ici 2022
►2000 ETP supprimés (1700 contrats aidés et 300 CDI) à Pôle Emploi
►Hausse de la CSG
►Gel de la valeur du point d’indice
►NAO de septembre = Zéro
►Rétablissement du jour de carence pour les agents publics
►297 postes supprimés dès cette année et combien d’autre d’ici 2022 pour atteindre 4 milliards d’économies…
►Ce qui est visé à terme, c’est clairement l’externalisation et la privatisation des missions de Pôle emploi…

Ce que la CGT craignait depuis longtemps, le gouvernement l’annonce maintenant : le début d’un plan social pur et dur.
Il n’y a plus à tergiverser : soit nous, agents de Pôle emploi, faisons preuve de combativité et avons une chance de garder notre travail sans être vendus à Adecco et consorts, soit nous nous couchons et la plupart d’entre nous se retrouvera de l’autre côté du guichet ou dans des officines privées…
Seul un mouvement de grande ampleur sera à même de faire plier le gouvernement

AFPA : où est l’engagement de l’Etat ?

Mauvais signe à la veille de la négociation sur la formation professionnelle, annoncée par Emmanuel Macron et son gouvernement, l’Afpa (Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes) est encore davantage fragilisée ! 
La démission inattendue de son Président, le 19 octobre, au Conseil d’administration, révèle des désaccords stratégiques fondamentaux sur l’avenir de l’Afpa. 
Nul doute que ce départ est précipité par la volonté du gouvernement qui ne cesse de tergiverser sur la politique à engager.
Pour la CGT, cela pourrait précéder l’annonce de suppressions massives d’emplois et de fermetures de centres, partout en France.
Cette situation est d’autant plus absurde que des milliers de personnes ont besoin de se former et d’être accompagnées dans leur recherche d’orientation et d’insertion professionnelles.
Cela confirme l’orientation libérale du gouvernement et la marchandisation accrue de la formation au détriment de la construction d’un service public accessible à tous.
Le défi de la formation des actifs, des privés d’emploi, comme des personnes les plus démunies, ne peut en aucun cas être soumis à la concurrence.
Au contraire, la CGT défend la mutualisation des moyens et la mise en place d’une sécurité sociale professionnelle. 
Elle exige maintenant un véritable engagement de l’État pour construire un réseau de service public à partir des organismes de formation de qualité tels que l’Afpa, le CNAM (Conservatoire national des arts et métiers), les Greta, les CRP (centres de rééducation professionnelle).
Pas de place pour des officines de formations du tout lucratif ; l’enjeu est de faire face aux évolutions des contenus du Travail et aux mutations technologiques, numériques et environnementales.

Contre les projets MACRON, le Président des Riches !

Grève et mobilisation Mardi 12 Septembre 2017

« Macron Attacks ! »

Le budget de la nation, de la sécurité sociale et des collectivités territoriales :

  • Hausse du CICE de 6 Milliards et sa transformation en baisse de cotisations patronales
  • Exonérations des cotisations sociales réduisant les recettes issues du salaire socialisé
  • Baisse du 13 Milliards des dotations pour les collectivités territoriales

 

« Macron Attacks ! »

Les privés d’emploi, invalides, malades et retraités :

  • Plus d’augmentation de la CSG pour les retraités
  • Augmentation des contrôles et baisse des indemnités pour les privés d’emploi

 

« Macron Attacks ! »

La jeunesse :

  • Pas de ministère dédié aux politiques jeunesse
  • Pas d’accès pour tous à l’université
  • Baisse des Aides au logement
  • Suppression annoncée des Emplois d’Avenir pour les jeunes suivis par les missions locales

 

« Macron Attacks ! »

Le Code du travail en remettant en cause 120 ans de protection collective des salariés :

  • L’accord d’entreprise défavorable s’imposera à la Convention Collective
  • Le contrat de travail : le salarié ne pourra plus refuser les modifications
  • Fusion des instances représentatives du personnel : Moins de démocratie dans les entreprises
  • CDD et CDI de projet établis comme la norme : Mort du CDI actuel
  • Plafonnement des indemnités de licenciement en cas de licenciement illicite

 

« Macron Attacks ! »

Notre système de protection sociale en s’en prenant à ses recettes :

  • Suppression des cotisations maladie
  • Suppression des cotisations assurance chômage

 

 

Et les Riches dans tout ça ?

Tout va bien :

  • Pour les entreprises du CAC 40 : La trésorerie c’est 186 Milliards et les bénéfices +32% (en 2016)
  • Pour les riches : Suppression de l’ISF

 

C’est dans la rue qu’il faut riposter

à « Macron Attacks » !

Grève et mobilisation dès

le mardi 12 septembre 2017

 

Pour télécharger le tract, c’est ici

Loi travail XXL : En Marche… vers la précarité

D’après Laurence Parisot, (ex-présidente du Medef), « la vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? »

La précarité, le Medef en rêve, la CGT la combat !

Pour faire simple, avec le projet de réforme du droit du travail, les salariés enchaineraient les contrats précaires, seraient licenciés au bon vouloir de l’employeur et ne seraient pas ou peu indemnisés de leurs licenciements.

C’est sûr qu’ils vont devoir libérer de l’énergie pour survivre et chercher du travail en permanence !

Sur les 25,8 millions d’emplois que compte la France, 3,4 millions de personnes ont un statut précaire. Il s’agit principalement de contrats à durée déterminée (7,5 % du total des emplois) et des intérimaires (2 %). Ces données de l’Insee oublient l’emploi à temps partiel et n’intègrent pas les précaires non-salariés, dont une partie, surtout la moins qualifiée, est soumise aux aléas des contrats au jour le jour. Elles masquent aussi le fait que, malgré leur contrat à durée indéterminée, une partie des salariés les moins qualifiés, notamment dans les PME, sont peu protégés des fluctuations économiques.

La précarité se développe sur le long terme avec une détérioration globale des conditions d’emploi accentuée par les différentes lois flexibilisant le marché du travail (loi de 2008 portant modernisation du marché du travail, celle de 2013 sur la sécurisation de l’emploi, les lois Macron, Rebsamen relatives au dialogue social, El Khomri). Cette précarisation de l’emploi met à mal nos régimes de retraite et le financement de la protection sociale. Elle frappe toutes les catégories d’âges, mais encore plus fortement les jeunes.

Plus de la moitié des 15 à 24 ans ont un emploi précaire en 2014, contre 17 % au début des années 1980. Pour les 25-49 ans, le taux est passé de 3 à 10 %.

8 recrutements sur 10 se font aujourd’hui par CDD, de plus en plus courts. Pour les jeunes, notamment peu qualifiés, l’emploi précaire est devenu un sas d’entrée dans l’emploi, dans bien qu’une partie y reste enfermée un grand nombre d’années. L’âge moyen d’accès au premier CDI est passé en quinze ans de 22 ans à 27 ans, alors que le nombre d’années d’études a eu tendance à décroître [rapport loi travail 2016 – commission des affaires sociales.

La précarisation massive de l’emploi, la dégradation des conditions de travail, l’accroissement des inégalités sociales et des revenus traduisent mieux que tout discours l’importance du changement de société qui est en train de se produire. Depuis quelques années, la précarité envahit peu à peu la vie quotidienne des Français. Elle s’est insinuée dans les domaines jusqu’alors considérés comme les bases de la cohésion sociale : l’emploi, l’école, le logement, la famille, qu’elle a radicalement contribué à transformer.

Pour les précaires, c’est la « vie au fil des jours », d’une semaine sur l’autre, sans pouvoir faire de projets. C’est l’impossibilité de construire son avenir, d’avoir par exemple une maison, de pouvoir fonder une famille, d’accéder à l’autonomie en devant toujours compter sur le soutien moral et financier des parents et de l’entourage. C’est l’accès au crédit impossible car sans certitude de pouvoir rembourser les traites. C’est encore être contraint de faire les boulots que les autres ne veulent pas faire, être cantonné à une « variable d’ajustement », avec pour horizon le travail jusqu’au bout sans pouvoir penser à la retraite.

Il faut maintenant admettre que la précarité représente une menace réelle pour la santé, non seulement des catégories sociales les plus défavorisées, mais également (même si cela est encore difficile à évaluer avec précision) , de tous ceux qui, théoriquement plus favorisés, doivent aujourd’hui vivre et travailler dans des conditions sans rapport avec leur qualification et le niveau de vie qu’ils étaient encore en droit d’espérer il y a seulement quelques années. À terme, c’est une proportion considérable de la population qui pourrait voir sa santé menacée par ces processus massifs de précarisation, de dégradation des conditions de travail et de la diminution de la solidarité nationale.

Pour la CGT, il faut simplifier le contrat de travail en généralisant le CDI. Cela permet de sécuriser le salarié. C’est bon aussi pour l’économie et l’entreprise qui disposent ainsi de travailleurs mieux insérés dans les collectifs de travail en capacité de transmettre les savoir-faire, gages d’une meilleure production.

Loi travail XXL : la volonté de généraliser le contrat de chantier

Prétendument liée aux nouveaux métiers, cette mesure préfigurerait la fin du CDI pour tous. Le patronat en salive ! Utilisé notamment dans le BTP et par 400 entreprises de l’ingénierie (branche Syntec-Ingénierie), ce type de contrat de travail ultra souple pour l’employeur n’a de CDI que le nom. Sa rupture au terme du chantier ou de la mission est prévue dès la signature. Nul besoin de passer par la case licenciement économique et c’est encore plus sûr juridiquement pour l’employeur que le CDD, dont l’utilisation est encadrée par la loi. C’est le retour assuré pour le salarié à la case départ chômage, sans recevoir au passage le paiement de la prime de précarité !

LUTTER CONTRE LA PRÉCARITÉ LA CGT PROPOSE:

  • pas de rémunération en dessous d’un Smic à 1 800 €, brut avec la reconnaissance des qualifications dans les grilles de salaires ;
  • seuil d’embauche correspondant aux qualifications attachées au diplôme ;
  • sur-taxation des contrats courts pour lutter contre l’inflation des contrats courts et précaires ;
  • reclassement du salarié à la fin d’un CDD sur un poste disponible dans l’entreprise de nature à favoriser l’insertion professionnelle des jeunes ;
  • maintien du contrat de travail entre deux emplois. Il s’agit de dégager le salarié de l’insécurité sociale générée par le système d’indemnisation du chômage qui peut le rejeter durablement dans l’exclusion économique et sociale.

 

Montreuil, le 6 juillet 2017

 

Face à cette attaque contre le monde du travail, toutes et tous en grève le 12 septembre 2017 !