Amnésie et Manipulation: réponse à la CFTC

Dans un récent tract, le syndicat CFTC affirme que dans la campagne de promotion de cette année le personnel ferait les frais du droit d’opposition à la Classification exercé en décembre 2014 par les trois organisations syndicales CGT-FO-SNU.

Ce syndicat réussit un prodige de haute volée : il utilise des propos (« Mensonges et trahisons ») qui résonnent comme un aveu ; il signe depuis de nombreuses années à peu près tous les accords les plus néfastes pour les conditions de vie et de travail des salariés, de leurs enfants et des générations à venir ;  il oublie jusqu’au contenu de l’accord Classification qu’il a pourtant signé ! A ce niveau, la mauvaise foi devient un art majeur…

Pour lire le tract en réponse à la CFTC, cliquer ici

Pour accéder au texte de la défunte Classification 2014, cliquer ici

GPEC: un accord inacceptable

La CGT Pôle-Emploi a décidé de consulter ses adhérents conformément aux règles de démocratie interne : ceux-ci se sont prononcés à une écrasante majorité pour le refus de signer l’accord GPEC.

A travers cet accord la DG vise à:
-faciliter la mise en oeuvre de Pôle Emploi 2020 et OSSPP,
-faciliter la segmentation des activités de conseil,
-faciliter l’hyper spécialisation des conseillers et la laisser à la main des ELD,
-réduire les effectifs GDD sous prétexte de baisse de charge et de gains de productivités qu’il a été impossible de se voir démontré, la DG considérant son affirmation comme un état de fait qui ne peut être remis en cause.
-poursuivre l’installation du Lean Management à Pôle Emploi,
-favoriser un transfert maximal sur le numérique et la dématérialisation.

Pour la CGT Il est indispensable de combattre ces orientations et non de les accompagner : une prime pour faire accepter la disparition de mon emploi, non merci !

Pour lire le tract CGT Pôle emploi national, cliquer ici

Pour lire le tract CGT Lorraine, cliquer ici

Pour lire le tract CGT Champagne-Ardenne, cliquer ici

Pour lire la synthèse 4 pages sur l’accord GPEC, cliquer ici

Tous les adhérents de la CGT Pôle-emploi France ont été consultés (1 syndiqué = 1 voix) pour savoir si la CGT devait ou non faire valoir son droit d’opposition dans le but de faire tomber l’accord GPEC bien qu’il ait été valablement signé.
Les adhérents de la CGT Pôle-emploi Grand Est ont voté majoritairement CONTRE l’utilisation de ce droit d’opposition.
Toutefois, la consultation nationale a montré que les adhérents CGT étaient majoritairement POUR le droit d’opposition à 74%.
Aussi, la CGT a fait valoir ce droit dans le respect de la décision de ses adhérents.
La portée de cette décision reste limitée puisqu’il n’y a que la CGT et FO qui sont pour cette action, les 50% minimum requis pour faire tomber l’accord n’étant pas réunis.
L’accord GPEC va donc s’appliquer, pour votre plus grand malheur.
Car nous le rappelons une fois de plus, aujourd’hui ce sont nos collègues de l’indemnisation qui sont sur le grill, mais tous les agents vont y passer, soyez-en assurés.
Nous sommes, depuis déjà longtemps, dans une période où le dialogue social est mis à mal par la Direction Générale, mais aussi par des organisations syndicales qui signent des accords au rabais.
Il n’y a pas de rapport de force suffisant pour négocier un accord digne de ce nom équitable pour toutes les parties.
Par « rapport de force » nous n’entendons pas « conflit », mais juste un réel équilibre entre les forces en présence qui négocient.

En effet, que constate-t-on aujourd’hui ?
=> La Direction Générale sait qu’elle a devant elle des organisations syndicales prêtent à signer tout et n’importe quoi.
=> De fait, la Direction Générale va proposer un accord a minima pour ces organisations syndicales sans se préoccuper des autres. Elle dira que « c’est ça ou rien ».
=> Enfin, ces organisations syndicales signeront et reviendront vers les agents en leur disant que « c’est mieux que rien ».

La CGT, elle, est pour un vrai dialogue social qui permette à toutes les parties négociatrices des accords d’être gagnantes, et à travers elles, les agents de Pôle emploi.

Contestation en justice de l’opposition à l’accord Classification: on en est où ?

L’audience à laquelle étaient convoquées la CGT, FO et le SNU dans le cadre du recours de la DG, de la CFDT, de la CGC et de la CFTC contre le droit d’opposition majoritaire formé contre l’accord Classification s’est tenue le 7 avril 2015 dans l’après-midi, au Tribunal de Grande Instance de Paris.
À l’écoute des plaidoiries des avocats des OS signataires et de la direction il apparaît une collusion incontestable entre eux pour tenter d’imposer aux agents de Pôle emploi une Classification qui est rejeté majoritairement.
La mauvaise foi et le déni de démocratie se combinent dans leur argumentation conjointe: ils reconnaissent qu’ils ont été informés dès le 19 décembre du dépôt de notre opposition majoritaire (CGT, FO et SNU ont refusé de signer cet accord et ont fait valoir leur droit d’opposition qui représentent en effet 60% des personnels) mais cela ne les empêche pas de demander à la justice de faire appliquer cet accord minoritaire.
Le jugement sera rendu le 26 mai prochain. Nous informerons le personnel de Pôle emploi dès que cette décision de justice sera connue.

Audience Classification du 10 mars 2015 au Tribunal de Grande Instance de Paris: la mauvaise foi continue…

On se souvient que la CFTC, la CGC et la CFDT, ont contesté avec virulence notre refus de signer le projet d’Accord Classification ainsi que l’exercice du droit d’opposition, décisions pourtant très argumentées par la CGT, FO et le SNU, et reposant sur l’expression très majoritaire des agents de Pôle-Emploi consultés par nos organisations.

A cours d’arguments et s’enlisant dans leur démarche « jusqu’au boutiste », la CFTC, la CGC et la CFDT ont contesté devant le TGI de Paris la régularité du droit d’opposition exercé par la CGT, FO et le SNU, en espérant faire ainsi entrer en vigueur l’Accord Classification à leur yeux si important financièrement. Alors qu’ils se sont déchainés depuis le 19 décembre pour protester contre notre opposition à l’accord qu’ils ont signé, ces trois organisations syndicales prétendent aujourd’hui ne pas avoir été « régulièrement informés »: la mauvaise foi n’a décidément aucune limite !

Pour rappel, contrairement à une rumeur infondée répandue par les organisations syndicales signataires qui, à défaut d’arguments, utilisent les moyens les moins avouables, un tiers des salariés n’aurait pas perçu un euro de plus ; deux tiers des salariés n’auraient été augmentés que d’environ 4 euros par mois, seuls quelques hauts cadres y auraient réellement gagné. Et tout ça avec un texte dont l’essentiel n’était constitué que de reculs par rapport à l’existant.
Rappelons également que parmi les organisations syndicales non signataires, des agents publics, pourtant non concernés financièrement par l’Accord Classification s’étaient mobilisés contre cet accord pour soutenir leurs collègues de droit privé en demandant un texte à la hauteur des besoins et des enjeux. En faisant massivement grève (notamment le 19 juin 2014) ces agents publics ont concrètement choisi le sacrifice d’une journée de salaire pour défendre leurs collègues de droit privés; ils ne le regrettent pas et continueront à soutenir leurs collègues…

Au cours de l’audience du 10 mars 2015, la collusion entre la direction et les organisations syndicales signataires de l’accord classification s’est amplement confirmée: leurs deux avocats qui se tenaient côte à côte répondaient d’une même voix aux interventions des avocats de la CGT, du SNU et de FO.
Au bout du compte, à la demande de l’avocat de la CGT qui demandait du temps pour examiner les « répliques » déposées à la dernière minute par les avocats des signataires et y répondre, l’audience a été repoussée par les juges à la date du 7 avril prochain, pour ne pas risquer de se mettre sous le coup d’un vice de forme (dixit le message de la CFTC Emploi)..
Force est de constater que les signataires de ce mauvais Accord Classification ne supportent pas que la justice leur impose le formalisme qu’il nous accusent de ne pas respecter. Leur mauvaise foi continue !

N’oublions pas que ce sont les organisations syndicales signataires de l’accord classification qui, par leur recours en justice, empêchent la renégociation voulue par la CGT, FO et le SNU pour obtenir de vraies avancées pour tout le personnel.

Pour lire la déclaration lue par la CGT au Comité Central d’Entreprise du 10 mars 2015 (jour de l’audience), cliquer ici

Classification: les « signetout » jouent la confusion et retardent la renégociation !

Décidément les signataires de la classification ont du mal à admettre que les mauvais coups contre les garanties collectives des personnels qu’ils ont approuvés soient majoritairement rejetés.
La CFTC, la CGC et la CFDT, ont contesté avec virulence notre refus de signer le projet d’Accord Classification ainsi que notre exercice du droit d’opposition, décisions pourtant très argumentées par la CGT, FO et le SNU, et reposant sur l’expression très majoritaire des agents de Pôle-Emploi consultés par nos organisations.
A cours d’arguments et s’enlisant dans leur démarche « jusqu’au boutiste », la CFTC, la CGC et la CFDT contestent devant le TGI de Paris la régularité du droit d’opposition exercé par nos trois organisations syndicales, en espérant faire ainsi entrer en vigueur l’Accord Classification à leur yeux si important financièrement (pour rappel : un tiers des salariés ne percevrait pas un euro de plus ; deux tiers des agents ne se verraient augmentés que d’environ 4 euros par mois…).
Alors qu’ils se sont déchainés depuis le 19 décembre pour protester contre notre opposition à l’accord qu’ils ont signé, ces trois organisations syndicales prétendent aujourd’hui ne pas avoir été « régulièrement informés »: la mauvaise foi n’a décidemment aucune limite !
Quoi qu’il en soit nous consultons nos conseils juridiques, et nous attendons de voir quel recours a effectivement été déposé et ce que dira la justice.
En tout état de cause, pour la CGT, FO et le SNU, il serait inacceptable de renoncer à nos revendications.
En prenant fait et cause pour les « signetout », la DG essaye de détourner l’attention du personnel de ce qui importe véritablement: le projet d’Accord Classification ne répondait absolument pas à nos revendications, et il contenait même de nombreuses dispositions en recul sur les règles existantes.
Nous ne pouvons pas accepter cet état de fait.
Dans la foulée de la lettre ouverte au DG du 13 janvier, nous affirmons que l’heure est à la défense des revendications. C’est ce que nous ferons au cours de notre rencontre avec le DG.
Mais le recours en justice effectué par la CFTC, la CGC et la CFDT va, hélas, très probablement retarder la renégociation de l’accord Classification que les agents appelaient très majoritairement de leur vœux pour obtenir de vraies avancées.
Pour lire le tract commun CGT/FO/SNU, cliquer ici

Classification: CGT, FO et SNU saisissent ensemble le DG pour une reprise des négociations

Pour la CGT, FO et le SNU, il apparait indispensable de rester à l’offensive pour défendre nos revendications. Elles l’ont écrit dans leur opposition commune: il est indispensable de nous mobiliser pour obtenir la reprise des négociations sur la Classification.

CGT, FO et SNU ont décidé de saisir ensemble le DG pour lui demander la reprise des négociations.

pour lire la lettre ouverte au DG, cliquer ici