Communiqué de la CGT Pole Emploi : Classification des agents publics

Communiqué de la CGT Pôle emploi

La réunion sur la classification des agents publics ne s’est pas tenue

Blocage

Une réunion des DSC devait se tenir ce 28 octobre 2015 pour traiter de la Classification des agents publics de Pôle emploi.

Cette réunion n’a pas eu lieu du fait de la présence dans la salle de réunion de représentants de SUD emploi qui n’étaient pas invités à y participer puisqu’ils ne sont pas représentatifs au plan national.

La CGT Pôle emploi a déjà indiqué à plusieurs reprises qu’il lui semble souhaitable que la direction générale organise des réunions multilatérale qui pourraient inclure la participation de SUD emploi comme des organisations syndicales nationales siégeant au CCE.

En revanche, nous regrettons profondément que les réunions des DSC ne puissent pas avoir lieu.

En effet, pour la CGT Pôle emploi il est indispensable d’utiliser tous les moyens statutaires et conventionnels permettant de défendre les revendications des agents – de droit public comme de droit privé – de Pôle emploi.

La DG a décidé de lancer, à partir du 1er novembre prochain, les entretiens de rattachement des agents publics à un emploi du référentiel des métiers(et les entretiens de rattachement et de repositionnement dans la nouvelle classification qu’elle veut imposer pour les salariés de droit privé de Pôle emploi) sans attendre le résultat du recours en justice porté par la CGT, FO et le SNU (l’audience aura lieu le 5 novembre pour un jugement attendu courant décembre 2015).

En tout état de cause, et quelle que soit l’issue de ce recours, la CGT Pôle emploi considère que les conditions de ces opérations de rattachement doivent impérativement faire l’objet – a minima – d’une présentation des projets de la direction et de la tenue des réunions nécessaires pour exprimer et défendre nos revendications.

Nous demandons d’ores et déjà à la direction générale de programmer un nouveau calendrier de réunions sur ces dossiers.

Il n’est pas question pour nous d’envisager que ces dossiers soient tranchés unilatéralement par une instruction du directeur général de Pôle emploi.

Pour la CGT Pôle emploi il ne serait pas acceptable que des sujets qui forment un ensemble cohérent aussi importants que la classification des agents publics, la modernisation de la grille en lien avec la grille fonction publique et la question des primes ne soient pas traités immédiatement, sans attendre 2016.

Paris, le 28 octobre 2015

Budget de Pôle Emploi pour 2016 : La déclaration de l’UNAS-CGT

Voici la déclaration de l’UNAS-CGT, vous pourrez la voir aussi en suivant ce lien.

 

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La Lettre présentant les plafonds budgétaires de l’État pour 2016 a été adressée au Ministre du travail, de l’emploi de la formation professionnelle et du dialogue social par le Premier Ministre.

Nous sommes encore dans l’attente de connaître le montant de la Contribution de l’Assurance chômage au budget de Pôle emploi. Nous savons toutefois que cette ponction illégitime sur les crédits qui devraient servir à l’indemnisation des chômeurs représente, bon an-mal an environ les 2/3 du budget total de Pôle emploi.

Pour autant, on peut d’ores et déjà constater que les plafonds budgétaires des dépenses autorisées de l’État portent très clairement la marque des politiques d’austérité qui frappent le service public de l’emploi.

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Ainsi, les moyens consacrés au travail, à l’emploi et à la lutte contre le chômage dans le budget de l’État sont à la baisse. (C’est notamment le cas avec 192 suppressions d’emplois – en ETP – au ministère du travail).

Pour Pôle emploi, la stagnation – en valeur absolue – de la subvention de l’État à 1507 M€ pour la troisième année consécutive constitue une véritable érosion des moyens du service public du fait de l’augmentation des prix dans cette période.

De plus le blocage des effectifs sous plafond à 46742 agents pour la troisième année consécutive – malgré l’explosion du nombre de privés d’emploi dans cette période – représente une véritable attaque contre les missions du service public et les conditions de travail des personnels.

Dans le même temps, la Cour des comptes épingle le « manque d’efficacité de Pôle emploi » tout en trouvant que Pôle emploi coûte trop cher, et la direction de Pôle emploi programme la réduction de l’accueil des chômeurs et développe l’augmentation du recours au opérateurs privés de placement.

En fait, au delà des discours qui se veulent rassurants, cette information confirme que c’est une véritable politique de casse du service public de l’emploi qui est à l’oeuvre.

Paris, le 07 août 2015

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Pour télécharger la lettre du Premier Ministre, Manuel VALLS, à destination du Ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et du Dialogue Social, cliquer ici.

Contre l’austérité et la casse de la Protection Sociale, faisons-nous entendre le 1e mai !

Une journée au cœur d’un printemps social

Partout dans le monde, la prochaine Journée internationale du travail sera l’occasion de voir descendre dans les rues des milliers de salariés, de privés d’emploi et de retraités afin d’exiger la mise en œuvre de véritables politiques de progrès social. En France, où la courbe du chômage ne cesse de grimper alors que celle du pouvoir d’achat continue de chuter, tous les salariés sont appelés à se rassembler pour faire de ce 1er Mai 2014 un véritable événement au cœur d’un printemps social.

Saisissons-nous de cette journée pour exiger, ensemble, ce que, chaque jour, chacun et chacune d’entre nous n’a pas toujours la force de revendiquer.
Tous ensemble, revendiquons l’augmentation des salaires et des pensions, l’amélioration de nos conditions de vie et de travail, la reconnaissance de notre travail et une véritable politique de relance économique qui favorise la création d’emplois de qualité.

Seul ou en famille, entre amis ou avec des collègues de travail, syndiqués ou non syndiqués, manifestons pour faire entendre notre volonté de justice sociale et notre détermination à offrir un avenir à la jeunesse.

Face à une situation économique et sociale qui s’aggrave, dans une société où la qualité du « vivre ensemble » se dégrade, il est urgent d’intervenir et ne pas laisser faire : urgent de dire haut et fort que les solutions apportées sont à des années-lumière des besoins des salariés.

Les orientations du nouveau gouvernement ne répondent en effet en rien aux aspirations des salariés et ne règleront rien. Le vote-sanction que les électeurs ont voulu infliger au gouvernement lors des dernières élections municipales n’a visiblement pas été entendu. Le gouvernement remanié a clairement choisi d’enfoncer un peu plus le clou des mesures d’austérité, en commençant par imposer l’austérité salariale dans le secteur public comme dans le privé.

Dans une France où 1 jeune sur 4 est au chômage où les plus anciens voient leurs pensions rabougries, où les salaires sont bloqués depuis de nombreuses années, et où plus de 80 % des embauches sont réalisées en CDD, la situation des salariés n’a jamais été aussi fragile. Jamais, pourtant, les salariés ne se sont vus imposer autant de sacrifices pour le seul bénéfice du patronat.

• « Zéro charges » pour les salaires payés au Smic, c’est condamner des millions de salariés aux bas salaires.
• 2 € de plus par jour pour un salarié payé au Smic, à travers la diminution imposée de ses cotisations sociales, ce sera aussi, concrètement, pour lui, dès 2015, le « choix » entre des frais de couverture sociale supplémentaire ou des droits en moins.
• 19 milliards d’économies sur le budget de l’État : ce sera une baisse des capacités publiques d’intervention sociale et économique, une réduction des services publics et de leurs missions, moins d’infirmières, de professeurs, de policiers…
• 10 milliards d’économies sur l’Assurance-maladie : ce ne sera certainement pas un meilleur remboursement des médicaments et des soins, ni une meilleure prise en charge des assurés.
• En revanche, 30 milliards d’euros de cadeaux supplémentaires au patronat : c’est un nouveau détournement de notre budget commun, alors que, chaque année, chaque habitant français donne déjà plus de 3 000 € en aides diverses aux entreprises soit disant pour préserver l’emploi, sans aucune garantie que cet argent serve à l’emploi et encore moins à l’investissement.

Cette situation n’est pourtant pas une fatalité : d’autres choix visant le progrès social sont possibles. Pour cela, il faut s’unir pour agir, se rassembler pour gagner.

Le 4 avril dernier, les travailleurs de tous les pays européens, unis, avec leurs syndicats, ont montré leur capacité à se rassembler massivement pour dénoncer les politiques d’austérité imposées par les États membres de l’Union et les institutions européennes et exiger un plan de relance des investissements et la création d’emplois de qualité.

Pour sortir de l’austérité et ouvrir une nouvelle période de progrès social, rassemblons-nous le 1er Mai prochain pour :
• l’augmentation des pensions et des salaires ;
• la mise à plat et l’évaluation de toutes les aides publiques accordées aux entreprises ;
• une vie meilleure, faite de justice sociale ;
• le respect des droits fondamentaux des êtres humains partout dans le monde, à commencer par le droit à un travail décent, reconnu et valorisé ;
• un débat national sur la répartition des richesses créées par notre travail.

Refusons l’isolement, le repli sur soi, l’exclusion, le racisme et le rejet de l’Autre.

Mobilisons-nous pour le « vivre ensemble », la solidarité entre les salariés et l’égalité des droits, le choix de la paix, le choix du social.