Quand la tempête est déjà là, il ne sert à rien de consulter un baromètre !

Lors du CHSCT du 23 février 2015, la CGT a lu une déclaration pour contester le baromètre social régional voulu par la DR, et indiquer les raisons de son refus de participer à ce dispositif.
La CGT Pôle-Emploi Lorraine déplore la collaboration des autres organisations syndicales à ce dispositif inutile, inopportun et dangereux, qui ne sert pas les intérêts du personnel et qui, au contraire, apporte une caution à l’Etablissement qui se complait dans un immobilisme coupable face à une dégradation sans précédent des conditions de travail.

Voici le texte de cette déclaration:

Lors de sa présentation devant les membres du CHSCT le 5 juin 2014, quelques jours seulement après son arrivée en Lorraine, le Directeur Régional a été renseigné par les élus CGT sur les conditions de travail particulièrement difficiles vécues par les agents de Pôle-Emploi Lorraine.

Mr Danel a rencontré à nouveau les membres du CHSCT à l’occasion de notre réunion du 18 septembre 2014.

Constatant qu’en dépit de la demande des élus le Directeur Régional n’avait encore pris aucune mesure corrective après plus de trois mois dans son nouveau mandat en Lorraine, la CGT avaient fait lecture d’une longue déclaration visant à décrire de façon factuelle et objective la dégradation sans précédent des conditions de travail au travers des problématiques immobilières et des données chiffrées issues des différents bilans communiqués aux élus.

Pour ne parler que d’eux, les chiffres des agressions et des arrêts maladie, en augmentation exponentielle depuis plusieurs années, auraient conduits n’importe quel dirigeant conscient de ses obligations et respectueux du code du travail à prendre d’urgence les mesures nécessaires pour  préserver la santé et la sécurité des salariés placés sous sa responsabilité.

Au lieu de cela, la Direction c’est enfermé dans une stratégie de déni et de diversion, en mettant exagérément en avant des enquêtes de satisfaction cache-misère dont les résultats sont en décalage avec le ressenti des agents, ainsi qu’en minimisant régulièrement l’ampleur de la dégradation.

La mise en place d’un baromètre social régional, évoquée par le Directeur Régional lors de notre réunion du 18 septembre 2014 et présentée au CHSCT du 22 janvier dernier, procède de la même stratégie.

La CGT considère que ce baromètre social régional ne répond pas au besoin et à l’urgence de la situation :

1°/Les chiffres issus des bilans sociaux, des bilans HSCT, des bilans d’activité des assistantes sociales, et des tableaux agressions basés sur les données enregistrées dans l’applicatif LISA, sont des chiffres incontestables qui objectivent clairement et suffisamment (hélas !) la dégradation très grave des conditions de travail, de la santé et de la sécurité des agents de Pôle-Emploi Lorraine.

Nous rappellerons ces chiffres aussi souvent qu’il sera nécessaire: augmentation sans précédent des accidents de travail et de trajet (+90% entre 2011 et 2013), augmentation sans précédent des arrêts maladie (+61% depuis la fusion, avec notamment une explosion des arrêts longs : +91% pour les arrêts de 1 à 8 mois, et +124% pour les arrêts de plus de 8 mois). Les agressions ont connu une augmentation de 54% entre 2012 et 2013, et encore de 15% de 2013 à 2014, soit +77% en deux ans.

Ces chiffres accablants dérangent la Direction qui tente de les faire oublier et d’en inventer d’autres qui seraient issus du baromètre social régional.

2°/Basé sur un simple questionnaire, un baromètre social régional n’aura jamais la valeur probante des accidents de travail ou de trajets, des arrêts maladie et des signalements consignés dans les registres de sécurité. De plus, la Direction a pris soin de verrouiller la composition du groupe de travail du baromètre régional en excluant d’emblée la présence d’experts extérieurs à Pôle-Emploi, ce qui permet d’avoir de sérieux doutes sur l’objectivité de la démarche.

3°/En proposant aux membres du CHSCT de participer au groupe de travail du baromètre social régional, tant dans la construction du questionnaire que dans l’analyse des résultats, la Direction tente d’impliquer les organisations syndicales et les représentants du personnel dans une démarche de « coresponsabilité » inacceptable et dangereuse que le Directeur Régional avait osé évoquer lors du CHSCT du 18 septembre 2014, et qui a bien sûr pour objectif de minimiser la responsabilité de l’Etablissement. La CGT rappelle qu’au regard du Code du travail, il incombe à l’employeur, et à lui seul, de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé des travailleurs, et qu’une jurisprudence constante de la Cour de Cassation fait peser en la matière sur l’employeur une obligation de résultat dont le manquement revêt le caractère d’une faute inexcusable.

4°/Plutôt que de chercher à impliquer les membres du CHSCT dans le baromètre social, la Direction serait plus avisée de permettre aux élus d’exercer correctement leurs missions, par exemple en leur accordant du temps spécifique pour la rédaction des rapports d’inspection, en leur permettant de rencontrer les agents hors présence de l’encadrement lors des inspections et ainsi recueillir une parole réellement libérée, ou en leur communiquant des informations en temps utile et chaque fois que nécessaire (rappelons qu’en 2014, sur 225 agressions répertoriées, seules 6 ont fait l’objet d’une information aux élus par la messagerie Alerte Sécurité Lorraine, au mépris total de la procédure en vigueur).

5°/Plutôt que la mise en place de ce baromètre social, la Direction serait également plus avisée de permettre le bon fonctionnement des dispositifs existants (pour exemple : commission santé, respect des dispositions de la procédure agression, etc.)

Pour toutes ces raisons, la CGT considère que le baromètre social régional voulu par la Direction est inutile, inopportun, et dangereux, et que la Direction dispose dès à présent de tous les indicateurs nécessaires et suffisants pour objectiver la situation et prendre, sans plus tarder, les mesures urgentes nécessaires pour préserver les conditions de travail, la santé et la sécurité des agents de Pôle-Emploi Lorraine.

La CGT ne participera pas au groupe de travail sur le baromètre social et considère que la participation des élus CHSCT à ce dispositif ne servirait pas les intérêts du personnel et qu’au contraire elle apporterait une caution à l’Etablissement qui se complait dans un immobilisme coupable face à une dégradation sans précédent des conditions de travail.

La CGT exige de vraies solutions.
Quand la tempête est déjà là, il ne sert à rien de consulter un baromètre.

Succès de la journée de grève et de mobilisation du 16 octobre largement médiatisée

En attendant son baromètre social, le DR continue de nous montrer son désormais fameux « trouillomètre »…

Notre appel à la grève, à se rassembler à Laxou le 16 octobre matin (réunion CE) et à manifester à Metz l’après-midi, a été un succès : environ 40 agents souhaitant rencontrer le DR à l’Hôtel Ariane à l’occasion de la réunion du CE, 106 grévistes avec dans certaines agences (Pont-à-Mousson, Forbach, Nancy-Gentilly) une dizaine d’agents en grève et, en « interpro », 1300 personnes manifestant à Metz l’après-midi pour la défense de notre protection sociale, nos conditions de travail, nos salaires…

Comme nos journées de communication des 24 et 25 septembre dernier (conférence de presse et interviews), la journée de grève et d’action de la CGT Pôle-Emploi Lorraine du 16 octobre 2014 a été largement médiatisée : article dans l’Est-Républicain, reportages diffusés dans les éditions du 12-13 et du 19-20 du journal télévisé de France 3 Lorraine.

Nous déplorons que devant les difficultés auxquelles est exposé le personnel, la dégradation des conditions de travail et du service rendu aux usagers, le DR choisit la fuite plutôt que d’assumer ses responsabilités.
En effet, face aux alertes des élus CGT (prises de parole et déclarations faites en instances, conférence de presse et interviews médias), face aux constats, incontestables puisque les chiffres cités par la CGT sont ceux communiqués par la Direction (comptage agressions, bilans sociaux, bilans HSCT…), et face au ressenti et aux paroles des agents recueillis quotidiennement par les élus lors de leurs contacts et de leurs visites de sites, le DR choisit de répondre par le mépris :
-Minimisation et absence de prise en compte des souffrances du personnel,
-Absence de prise en compte des diagnostics et des recommandations des différentes expertises réalisées en Lorraine à la demande des élus,
-Refus que les élus CHSCT, lors des inspections de sites, puissent rencontrer les agents hors présence de l’encadrement,
-Non-respect des élus, dans les différentes instances représentatives du personnel, depuis l’arrivée du DR en Lorraine,
-Annonces chocs à la réunion DP d’octobre : l’EID passerait de 50 à 40 mn ( !!!), opération « phoning » visant 17000 DE potentiellement pénalisés par la NCAC (pire des solution car ces contacts téléphoniques généreront immanquablement des demandes d’explications complémentaires ou de confirmation à l’accueil dans le pire des climats…),
-Refus de rencontrer le personnel le 16 octobre 2014 (par 2 fois le DR a modifié le lieu de réunion du CE pour éviter la confrontation avec le personnel, un vigile zélé (payé par Pôle-Emploi semble-t-il…) barrait le passage aux élus CGT qui on eut bien du mal à gagner la salle de réunion du CE… pour entendre le DR refuser de rencontrer le personnel venu le rencontrer…)
-Et le 17 octobre en CE, le DR fait montre de son « élégance » et de sa « courtoisie » en faisant remarquer à une élue qui l’interrogeait sur les changements incessants et parfois contradictoires mis en œuvre par la Direction : « Tout change. Avant, vous n’aviez pas le droit de vote ! ».

Décidément, avec notre nouveau DR tout est à l’avenant…

Seulement 3 mois après sa nomination en Lorraine, et sa « campagne de comm » cousue de fils blanc (ressemblant davantage à des câbles de remorqueur…) faite sur le mode « séduction » (« je suis proche des agents », « je suis attaché au dialogue social », « je suis partisan de la qualité de vie au travail », « bla bla bla…, bla bla bla… bla bla bla ») la vraie personnalité du DR apparait :

le masque est tombé !

Et les agents, qui en ont marre, se mobilisent !

Alors, monsieur Danel, apportez-leur, tout de suite, les réponses qu’ils attendent, car cette mobilisation ne fait que commencer…

Pour lire l’article de l’Est Républicain du 17 octobre 2014, cliquer ici

 

Reportage France 3 Lorraine édition du 12-13 du 16 octobre 2014:

 

* Reportage France 3 Lorraine édition du 19-20 du 16 octobre 2014:

 

* Diaporama du rassemblement devant le CE à l’Hôtel Ariane de Laxou:

 

* Diaporama du tractage devant le forum de l’emploi de Nancy Gentilly:

 

*Diaporama de la manifestation pour la défense de notre protection sociale, à Metz:

Conférence de presse – situation extrêmement tendue dans les agences Pôle Emploi lorraines

Communiqué :

La CGT Pôle Emploi Lorraine organise une conférence de presse le 24 septembre 2014 à 10h30 dans les locaux de l’Union Locale CGT de Nancy, 17 rue Drouin.

La situation est en effet extrêmement tendue et difficile dans les agences Pôle Emploi de notre région.

Alors que le nombre d’inscriptions augmente massivement, les directives reçues début septembre par les conseillers emploi leur compliquent la tâche. Les contraintes administratives s’alourdissent, désorganisent l’accueil, et dégradent le service dû aux privés d’emploi.

Des problèmes de locaux dans plusieurs agences de la région viennent aggraver la situation, comme à Nancy Saint Thiébaut.

Le nombre d’incidents, dont certains sont graves, a fortement augmenté depuis un an.

Les agents de Pôle Emploi veulent avoir les moyens de rendre un service correct.

Tout va très bien Madame la Marquise…

Tout va très bien madame la Marquise !

« La satisfaction augmente pour les demandeurs d’emploi et les entreprises en Lorraine et France entière ! », «Globalement, la satisfaction est en hausse en Lorraine pour les 4 thèmes abordés : l’EID, le premier entretien, le suivi pour les demandeurs d’emploi et le dernier recrutement pour l’entreprise » s’enorgueillit la DR devant les résultats du 2e trimestre livrés par IPSOS.
Et en plus « contrairement à l’ensemble du pays où la hausse du chômage continue (+0,8%), la Lorraine affiche pour la première fois depuis près d’un an une baisse sensible du nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A de 0,9% soit 1200 en moins en juillet par rapport au mois de juin » (Républicain Lorrain 28 août 2014)…
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Alors comme ça la Direction Régionale aurait des motifs de fierté avant d’attaquer la rentrée ?

Tout irait très bien madame la Marquise ?

Rappelons que de l’aveu même de la Direction, le nombre de répondants à l’enquête de satisfaction ne cesse de diminuer (pourquoi ?…) … que la valeur de telles enquêtes est toute relative… et que ces résultats annoncés sont quelques peu en décalage avec le ressenti que l’on peut avoir en tant qu’agent dans le quotidien de nos contacts avec les usagers…

En ce qui concerne la fameuse « baisse » du nombre des DE de catégorie A en Lorraine au mois de juillet, est-elle due à une augmentation des radiations plutôt qu’à une réelle embellie de l’emploi ?
Il convient par ailleurs de constater qu’en incorporant les catégories B et C dans le calcul du taux de chômage en Lorraine pour juillet 2014, le résultat est à la hausse…

Puisque la Direction semble être intéressée par les chiffres en cette rentrée, qu’a-t-elle à nous dire au sujet de ceux, calamiteux, du Bilan Hygiène-Santé-Conditions de travail présentés en CHSCT le 10 juillet dernier ?

L’augmentation de 61,36% des arrêts maladie de 2009 à 2013 (sur toutes les tranches de durée maladie, et notamment explosion des arrêts longs : +91,78% pour les arrêts de 31 à 240 jours, +124,10% pour les arrêts supérieurs à 8 mois), l’augmentation de 54% des agressions de 2012 à 2013, et l’augmentation de 90% des accidents de travail et de trajet entre 2011 et 2013, entre autres, ne semblent pas inquiéter outre mesure notre Direction Régionale.
Des chiffres aussi inquiétants mériteraient la mise en place en urgence d’un plan d’action volontariste et efficace.
Mais la DR Lorraine ne partage visiblement pas cet avis.
Pour elle tout va très bien, madame la Marquise…

L’immobilier à Pôle-Emploi Lorraine: arrêtons le massacre !

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Lors de sa présentation devant les élus du CHSCT, le nouveau DR Frédéric DANEL a martelé son attachement à la « qualité de vie au travail ».

L’immobilier à Pôle-Emploi Lorraine va lui donner matière à travailler afin de faire correspondre la réalité au discours, car le bilan n’est globalement pas bon, et pour le moins contrasté, dans le domaine des conditions de logement et de travail des agents, avec des fiascos à répétition, et des conditions de travail à deux vitesses en fonction du site où l’on est affecté…

Pour lire le tract L’immobilier à Pôle-Emploi Lorraine, cliquer ici 

La CGT tire le signal d’alarme sur la situation de Nancy Saint-Thiébaut

Voici quelques semaines, les élus CGT visitaient l’agence de Nancy Saint-Thiébaut en raison de difficultés vécues par les agents.

Le constat fait lors de la visite et la rencontre avec les agents ont abouti à la lecture d’une déclaration lue au CHSCT du 27 mai 2014, destinée à dénoncer l’inertie de l’établissement et de la copropriété face aux difficultés vécues par le personnel, auxquelles il convient d’apporter des solutions :
-aménagement intérieur et organisation du site insatisfaisants, flux important avec public difficile induisant une montée de l’agressivité et de la souffrance au travail.
-problèmes immobiliers considérables auxquels sont exposés l’immeuble et l’agence (vétusté, dégradations, zones dangereuses pour le public, le personnel et les résidents, en particulier escaliers instables, monte-PMR hors service, dalles descellées, etc.)

Les élus et mandatés CGT au CHSCT, très inquiets par la situation vécue par les agents du site de Nancy Saint Thiébaut ont ainsi interpellé la Direction à ce sujet, exigeant que cette dernière assume ses responsabilités en matière de santé et de sécurité et prenne des mesures immédiates pour solutionner cette situation de plus en plus difficile  fragilisant les salariés de ce site dans leur quotidien professionnel.

Le 3 juin 2014, un incident important survenait dans cette agence, nécessitant l’intervention de la Police.

La CGT avait pourtant prévenu en CHSCT de la situation très particulière de ce site…

Nous espérons qu’enfin la Direction prendra toute la dimension de la situation suite à cet événement malheureux qui risque de se reproduire, ainsi que les mesures nécessaires pour préserver la santé et la sécurité des salariés de Saint-Thiébaut.

La CGT Pôle-Emploi Lorraine sera particulièrement vigilante sur les actions que l’établissement mènera en ce sens, et utilisera tous les moyens dont les élus CHSCT disposent pour préserver la santé et la sécurité des agents de ce site.