PLFSS 2018 : UN BUDGET QUI MET TOUTE LA PROTECTION SOCIALE EN DIFFICULTE

La loi de financement de la Sécurité Sociale est l’expression d’une politique, un budget n’est jamais neutre, et la façon dont il est construit marque de façon prégnante la marque de la politique qui est conduite.
Cette loi tourne résolument le dos à l’idée que nous nous faisons d’une protection sociale solidaire.
L’austérité et la compression des dépenses continuent à être au cœur des mesures qui sont prises, pendant que l’ISF est supprimé et que le CICE porte le manque à gagner pour l’année 2018 à 115 milliards d’euros, soit une perte sèche pour l’état équivalant à 28.5% de ses recettes.
C’est le choix de « privilégier les privilégiés » qui est fait ! D’autres choix sont possibles, souhaitables et nécessaires !
Au total, le gouvernement fait payer l’ISF et le CICE, qui profiteront au premier chef aux détenteurs de capitaux, aux couches populaires par un recul massif de la protection sociale.
Pour lire le communiqué CGT, cliquer ici

Un 1e mai à dimension européenne pour le progrès social

Le 1er mai, journée de solidarité internationale des travailleurs aura cette année une dimension particulière dans le pays et dans toute l’Europe.
Face aux échecs des politiques d’austérité et aux dégâts économiques et sociaux, des mobilisations et des résistances se font chaque jour plus fortes : Grèce, Espagne, Portugal, Irlande… L’exigence de politiques au service du progrès social s’affirme et génère une confiance nouvelle.
Les luttes multiples qui se font écho dans tout le pays s’inscrivent dans cet élan nouveau et qui s’est concrétisé le 9 avril au travers de centaines de milliers de manifestants.
La CGT, FO, Solidaires et FSU appellent l’ensemble des travailleurs à prolonger la mobilisation du 9 avril 2015

Toutes et tous dans les manifestations le 1e mai !

Les manifestations en Lorraine:

*METZ: 10h place de la Gare

*WOIPPY: 12h fête du chiffon rouge Place André Debs (face Hôtel de Ville). Pour plus d’infos cliquer ici

*NANCY: 10h place Dombasle

*TUCQUENIEUX: 11h place de la Mairie
Fête du Sous-Sol lorrain et Rassemblement populaire

*LUNEVILLE: 10h sous-préfecture

*LONGWY-Haut: 10h30 place Darche
Manifestation unitaire: CGT-FSU-OGBL

*SAINT-MIHIEL: 10h30 devant l’hôpital

*MIRECOURT: 11h Place thiery

Pour lire la déclaration intersyndicale CGT-FSU-Solidaires-UNSA, cliquer ici

Pour lire le tract « Tous aux 32 heures pour vaincre le chômage », cliquer ci

Pour lire l’article de l’Institut d’Histoire Sociale CGT « Le 1e mai n’appartient qu’aux travailleurs », cliquer ici

 

Agents publics affiliés à la SLI/MFP, enfin du nouveau.

Résumé de l’article précédent et nouveaux développements (Happy end ?) :

Parmi les agents publics de Pôle-Emploi, tous originaires de l’ANPE, certains – une minorité – relèvent de la SLI-MFP (Sécurité sociale Section Locale Interministérielle, Mutuelle de la Fonction Publique) et non d’une CPAM pour la couverture maladie obligatoire.

Depuis la fusion, ces agents sont régulièrement obligés d’envoyer leurs derniers bulletins de salaire à la SLI-MFP pour faire renouveler leurs droits. Il arrive (voir notre article du 4 novembre) que l’agent ne soit pas averti que ses droits vont être épuisés et qu’il découvre à l’occasion d’une consultation que sa carte Vitale est « vide ».

Depuis la fusion, la direction régionale est alertée sur ce problème. La CGT Pôle Emploi Lorraine s’est emparé du problème pour défendre les agents publics concernés, et a posé des questions DP à deux reprises en 2013. Elle vient de poser à nouveau une question à ce sujet en Comité d’Etablissement.

Dans sa «réponse » ( !?) la DR indique sans ciller que la liste des agents concernés a disparu avec la fusion ou le changement du logiciel de paie (!!!), reconnaît qu’elle NE SAIT PAS combien d’agents sur les 125 agents publics de la région Lorraine sont concernés et que, dans ces conditions, elle ne peut donc envoyer cette liste à la SLI-MFP ! C’est dire la légèreté de la DR (et son mépris pour les agents…) qui aurait tout simplement pu, depuis la fusion (c’est-à-dire six ans !) se rapprocher des agents publics pour identifier lesquels étaient concernés…

A un tel niveau, l’incompétence devient un art majeur…

Cependant, suite aux interventions de la CGT (interventions en CE, DP et courrier d’un délégué syndical), la DR va demander aux agents publics affiliés à la SLI/MFP de se signaler, et envoyer un courrier à cet organisme pour signaler les difficultés constatées.

Les agents concernés devraient enfin voir le bout des tracasseries auxquelles ils sont soumis depuis six ans (courriers leur demandant d’envoyer leurs bulletins de salaire pour prouver qu’ils sont toujours en fonction, ruptures intempestives de leurs droits à l’assurance-maladie…)

Cette liste reconstituée pourra être envoyée chaque année – après actualisation – par la Direction Régionale à la SLI/MFP.

La CGT Pôle-Emploi Lorraine restera particulièrement vigilante sur ce dossier.

Un exemple du mépris des directions de Pôle Emploi envers les agents publics

Parmi les agents publics de Pôle Emploi, certains relèvent du régime général, d’autres relèvent de la SLI-MFP pour la couverture maladie.

Les seconds ont en général plus de vingt ans d’ancienneté.

Hier matin, l’un d’entre eux se présente à la consultation externe de l’hôpital de sa ville.

La secrétaire médicale, après plusieurs essais de sa carte Vitale, lui annonce qu’il n’a plus de droits à l’assurance maladie.

Le problème est récurrent : régulièrement la SLI demande aux agents de Pôle Emploi qui lui sont rattachés de fournir des bulletins de salaire pour prouver qu’ils sont toujours en emploi.

Il se trouve que cette fois, le collègue n’a pas reçu de courrier lui demandant ses bulletins de salaire. Du coup il est radié de la couverture maladie sans préavis.

Il y a clairement un problème de transmission des données entre Pôle Emploi et la SLI-MFP, mais Pôle Emploi refuse de lever le petit doigt pour régler le problème.

En 2013, la CGT a posé les deux questions ci-dessous à la direction des ressources humaines de Pôle Emploi Lorraine.

Question 9 du 14/05/13

Question 9 : SLI

Comment se fait-il qu’un agent de droit public en CDI depuis 20 ans, affilié à la SLI, est obligé d’envoyer tous les 2 ans à la SLI ses bulletins de salaire, alors que les agents affiliés à la CCN ne sont pas obligé de la faire ? (DP CGT 9)

Réponse n° 21 :

Réponse : L’adhésion à la SLI (Section Locale Interministérielle) est facultative et relève du choix de l’agent. Pôle Emploi n’a pas subrogation de gestion envers les SLI. C’est à l’agent de faire le nécessaire en cas de demande de leur part.

Question 2 du 13/08/13
Question 2 : Suite à la question 21 de la réunion DP du 14 mai 2013

Quelles sont les démarches qu’un agent droit public affilié à la SLI, jamais affilié à la CPAM, doit effectuer pour être rattaché à la CPAM.

L’agent concerné a déjà effectué des démarches auprès de la CPAM, mais n’ayant jamais été affilié (relevant précédemment de la MSA), celle-ci lui a refusé toute inscription.

(DP CGT 2) santé au travail

Réponse :

N’ayant pas connaissance de ce type de situation, nous nous proposons de prendre contact avec la CPAM et de faciliter les démarches du salarié pour l’aider à résoudre la situation.

Les deux réponses sont totalement fantaisistes :

1. on ne choisit pas son régime obligatoire et on n’en change pas à volonté

2. il aurait suffit d’un coup de fil à la CPAM pour le savoir

Et c’est ainsi que des agents Pôle Emploi ayant vingt ou trente ans d’ancienneté peuvent se retrouver du jour au lendemain sans couverture maladie.

Il est vrai que les agents publics de Pôle Emploi sont le caillou dans la chaussure des directions (régionales et générale) qui travaillent à la transformation du service public de l’emploi en simple « opérateur parmi d’autres sur le marché du reclassement ».

Est-ce une raison pour exercer des représailles contre les agents qui ont fait le choix de conserver leur statut public ?

Le collègue qui vient d’apprendre qu’il n’a plus de couverture maladie a pris la décision, cette fois, de ne plus envoyer ses bulletins de salaire à la SLI.

Il a décidé de rester sans couverture maladie tant que son employeur, Pôle Emploi Lorraine, ne se décidera pas à faire le nécessaire et à régler le problème une fois pour toutes pour l’ensemble des agents publics affiliés à la SLI-MFP.

Agents publics ou privés de Pôle Emploi, nous avons tous droit au respect. Le mépris, ça suffit.

La vérité sur la fraude des chômeurs…

Pendant que Rebsamen veut renforcer le contrôleur des chômeurs, ce sont les entreprises qui fraudent comme jamais…

Selon un rapport de la Cour des Comptes, la fraude des entreprises aux cotisations sociales (Travail dissimulé, travailleurs détachés, heures non déclarées… ) explose (elle a doublé depuis 2007 !) pour se chiffrer aujourd’hui à plus de 20 milliards d’euros par an, avec un taux de recouvrement de seulement 1,5%.

En comparaison, la fraude des particuliers aux prestations sociales, tant stigmatisée (pour faire diversion…), ne représente que 3 milliards d’euros par an, argent en grande majorité récupéré puisque le taux de recouvrement est de 90%. Si le même zèle était déployé pour récupérer les 20 milliards manquants causés par les employeurs fraudeurs, le « trou » de la sécurité sociale serait comblé !

Ainsi, ce sont bien les employeurs et le MEDEF, si prompts à dénoncer et à réclamer toujours plus d’« efforts » aux assurés sociaux, qui sont les vrais responsables du manque à gagner de plus de 20 milliards d’euros équivalent au « trou » de la sécurité sociale !

Pour plus de détails, lire l’article complet en cliquant ici

 

Protection Sociale

En France la protection sociale et son pilier fondamental la Sécurité Sociale ont permis des progrès sociaux considérables en espérance de vie, en qualité et en sécurité de vie. Les Français perçoivent à juste titre la Sécurité Sociale comme leur premier acquis social.

Or aujourd’hui, nous sommes à un tournant de l’histoire de notre système. En effet, les droits les plus élémentaires ne sont aujourd’hui plus accessibles à un grand nombre de nos concitoyens : 
-un tiers de la population renonce à des soins,
-la moitié des jeunes pense qu’ils n’auront pas de retraites,
-4,5 millions de personnes sont sans emploi et parmi elles seulement 2,8 millions perçoivent des indemnités chômage,
-8 millions de salariés sont pauvres,
-8,5 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté,
-3,6 millions de personnes sont non ou mal logées dont 600 000 enfants,
-75% des personnes pauvres. ont moins de 25 ans….

Face à ces situations et pour toutes ces raisons, la CGT entend mener une reconquête de la protection sociale pour transmettre aux générations futures une Sécurité sociale qui reste toujours une référence pour les salariés des pays qui ne la possèdent pas.