FranceInfo s’intéresse de prêt à Pôle emploi et le compare à France Télécom période Lombard…

La souffrance au travail à Pôle emploi est à des sommets jamais atteints.(arrêts maladie, agressions…).
Le baromètre social et la QVT ne sont que des leurres et des cache-misère destinés à sauver l’image de Pôle emploi, et n’enrayent aucunement la dégradation de nos conditions de travail et la casse de nos métiers.
Le pilotage par les résultats, le rythme effréné et pathogène de la politique de réorganisation et de management, et les perspectives d’avenir plutôt sombres promises à Pôle emploi (rapport CAP22 et annonces gouvernementales) produisent du découragement, du stress, des burn-outs, une perte de repères et une perte de sens dans nos métiers.
La presse y consacre de nombreux articles. Une information judiciaire est en cours contre Pôle emploi pour harcèlement moral, mise en danger délibérée d’autrui, non-assistance à personne en danger, homicide involontaire et conditions de travail contraires à la dignité de la personne. On dénombre au moins 17 suicides à Pôle emploi depuis la fusion et de nombreuses tentatives…

En Grand Est, plusieurs affaires de harcèlement ont été l’objet de plainte en justice. Grâce à l’action des élus CHSCT, des DAPE aux méthodes de management d’un autre âge ont été déplacés, des alertes pour danger grave et imminents ont été déclenchés.

Les constats des assistantes sociales et des médecins du travail vont dans le sens de ce que les élus dénoncent.

Au plan national, Pôle emploi est dans le viseur de la justice. Depuis le 15 juillet 2014, l’opérateur public est visé par une information judiciaire pour harcèlement moral, mise en danger délibérée de la personne d’autrui, non-assistance à personne en danger, homicide involontaire et conditions de travail contraires à la dignité de la personne, a appris franceinfo de source judiciaire. L’enquête, toujours en cours selon cette même source, a été confiée à l’Office central pour la répression des violences aux personnes.

Pour voir les articles consacrés à la souffrance au travail à Pôle emploi, comparée à celle, passée, de France Télécom, cliquez sur les liens suivants :

https://weconomieww.francetvinfo.fr//emploi/pole-emploi/temoignages-franceinfo-harcelement-surmenage-management-a-la-dure-des-agents-de-pole-emploi-nous-ont-confie-leur-malaise_2935729.html

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/pole-emploi/info-franceinfo-une-information-judiciaire-vise-pole-emploi-depuis-2014-pour-harcelement-moral-et-homicide-involontaire_2919073.html#xtor=CS2-765-[email]-

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/pole-emploi/ils-se-sont-retrouves-completement-desorientes-comment-la-fusion-de-l-anpe-et-l-assedic-a-destabilise-les-agents-de-pole-emploi_2909399.html

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/pole-emploi/enquete-franceinfo-je-me-promenais-avec-une-corde-dans-le-sac-comment-la-souffrance-au-travail-a-gagne-les-rangs-de-pole-emploi_2919159.html

Souffrance au travail à Pôle emploi : arrêtons le massacre !

Lors du CHSCT spécial santé du 21 juin 2018 en présence des médecins du travail et des assistantes sociales, la CGT a dressé le tableau de la souffrance au travail à Pôle emploi, objectivée par  la parole des agents, les constats faits par les élus et les experts, les bilans sociaux et HSCT (nombre très élevé d’arrêts maladie), les fiches de signalement concernant les violences internes et externes, la forte augmentation des interventions des médecins du travail et des assistantes sociales, etc.

Pour lire la déclaration lue par la CGT, cliquer ici

TOUS LES SIGNAUX SONT AU ROUGE !

Le recours au télétravail, au temps partiel, aux dispositifs de formation individuel, ainsi que les demandes de mise en disponibilité, sont largement utilisées par le personnel comme des solutions de protection et de mise à l’abri. Les démissions ont fortement progressé en 2017. Par ailleurs, la souffrance au travail à Pôle emploi fait régulièrement l’objet de reportages et de publications dans les médias.

MAIS LA DIRECTION RESTE SOURDE ET AVEUGLE

La DR ne tire pas les conséquences de ce constat et continue de dérouler ses réformes et ses réorganisations avec la même frénésie. L’accord QVT et le baromètre social sont des leurres. La Direction ne suit pas les préconisations des experts, des élus, et du cabinet ELEAS (Diagnostic QVT et prévention des risques psychosociaux). Aucun plan d’action spécifique n’est mis en place. Le management bienveillant n’est pas de mise à Pôle emploi où des situations de management inadapté perdurent et mobilisent de façon régulière et regrettable les débats en CHSCT.

ALORS ENSEMBLE REAGISSONS !

Nous vous invitons à contacter le médecin du travail et à remplir des fiches de signalement chaque fois que nécessaire, ainsi qu’à en faire part à vos élus CGT qui en feront le meilleur usage pour vous aider et vous défendre.

Pour accéder au tract, cliquez ici

 

« Le burn-out n’est pas une maladie professionnelle » selon la ministre du travail…

Alors que la question de la reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle est revenue dans le débat à la faveur notamment d’une proposition de loi de la France Insoumise, la ministre du Travail a refermé le dossier lundi 12 février au micro de Jean-Jacques Bourdin. « Toute la communauté médicale, dont l’OMS, dit que ce n’est pas une maladie professionnelle. Ça ne veut pas dire qu’il ne peut pas se développer dans le monde du travail bien sûr, a-t-elle déclaré. Mais [le reconnaître], cela voudrait dire que c’est lié à 100 % au milieu professionnel. Or, ça n’est pas le cas. »

Exonérer les entreprises des conséquences financières de leur management pathogène, voilà la grande mission de l’ancienne DRH de Danone. Cela alors même qu’en 2016, 10 000 cas de troubles psychiques reconnus comme accidents du travail ont été comptabilisés en France. Des troubles liés à l’anxiété – insomnie chronique, stress en excès, dépressions– qui génèrent des symptômes assez handicapants pour déclencher un arrêt de travail.

On appréciera la rhétorique de la ministre qui vient avec les ordonnances  de raboter les institutions représentatives du personnel et en particulier les CHSCT. Ces derniers avaient notamment en charge d’offrir une caisse de résonance à tous ces signaux faibles, ces souffrances à bas bruit qui conduisent des milliers de salariés à l’épuisement quand ce n’est pas au geste ultime d’attenter à leurs jours.

ET POURTANT…  LES CAS DE BURN-OUT EXPLOSENT :

Près de deux salariés sur dix se disent potentiellement en situation de burn out (épuisement professionnel) et trois sur dix disent être confrontés à ce problème dans leur entourage professionnel, selon une étude publiée aujourd’hui.

Insomnie chronique, stress, burn out, dépressions… Les arrêts de travail pour « affections psychiques » sont en pleine augmentation selon un rapport de l’Assurance maladie publié le 16 janvier. Les femmes sont les plus concernées car majoritaires dans les secteurs en tension. Ce à quoi s’ajoute la double journée.

Les arrêts de travail pour « affections psychiques » augmentent alors que ceux pour raisons « classiques » baissent. C’est ce qu’il ressort d’un rapport de l’Assurance maladie publié le 16 janvier. En 2016, 10 000 cas de troubles psychiques reconnus comme accidents du travail ont été comptabilisés en France. Des troubles liés à l’anxiété – insomnie chronique, stress en excès, dépressions, burn out – qui génèrent des symptômes assez handicapants pour déclencher un arrêt de travail.

Entre 2011 et 2015, la progression était de 10 % par an puis de 5 % en 2015. Selon les derniers chiffres de l’Assurance maladie, la courbe ralentit mais continue de monter en 2016 : + 1 %. Ces données, qui reflètent les affections psychiques déclarées comme accidents du travail, sont inquiétantes. Mais elles deviennent carrément alarmantes quand on apprend que, pour ces mêmes affections reconnues comme maladies professionnelles, les chiffres sont sept fois supérieurs à ceux relevés cinq ans auparavant. « Je ne suis malheureusement pas surpris, et ça confirme ce que nous pointons depuis plusieurs années, note Sylvain Marsaud, conseiller confédéral CGT au handicap. L’intensification du travail, les nouvelles formes de management de toute nature qui traquent les temps de pause, la déshumanisation du travail à laquelle nous assistons entraînent tous ces troubles psychiques, d’autant que la pénibilité et les conditions de travail ne sont plus traitées. »

Autre donnée : les femmes sont les plus concernées car en première ligne. En première ligne parce qu’elles sont majoritaires dans des secteurs très exposés, (agressions, menaces, etc.). Des métiers aux conditions de travail très dégradées, comme dans le secteur médico-social qui n’emploie que 10 % des salariés mais concentre 20 % des affections psychiques donnant lieu à un arrêt de travail. Viennent ensuite le transport de personnes et le commerce de détail. Ces trois secteurs concentrent la moitié des affections psychiques touchant les salariés. Enfin, c’est la durée de ces arrêts maladie qui inquiète également : avec 112 jours contre 65, ils sont presque deux fois plus longs que les autres arrêts… « Ce n’est pas un hasard si les femmes sont les plus touchées, confirme le syndicaliste. Elles font très souvent la double journée “boulot et maison” et sont majoritaires dans des secteurs sous tension aux risques relationnels et organisationnels importants. Ce qui les mène tout droit à l’épuisement. »

Bilan : l’augmentation de ces maladies psychiques ralentit, selon la Dares, qui notait, en décembre dernier, le recul des comportements hostiles au travail mais aussi la surexposition des femmes et des précaires. « Notre bataille continue pour faire reconnaître ces risques psycho-sociaux, conclut Sylvain Marsaud. En attendant, espérons que ces chiffres éveilleront la conscience de tous les médecins du travail. »

Accord QVT : de qui se moque le DG ?

Pourquoi proposer un accord Qualité de Vie au Travail ?
Que sont les « observations de la relation de service » ?
De qui se moque le DG qui, comme d’habitude s’assoit sur l’avis des représentants du personnel, exprimé en Comité Central d’Entreprise le 2 mars 2017 ?

Pour lire le tract cliquer ici

Déclaration de la CGT en CHSCT : la Direction doit changer d’attitude !

Dans la région Pôle emploi Grand-Est comme partout sur le territoire, l’Etablissement durcit sa position à l’égard des élus du personnel et des salariés, dans un contexte particulièrement préoccupant (souffrance au travail, explosion des arrêts maladie et des agressions…) auquel il conviendrait au contraire de répondre par de l’écoute et une démarche volontariste visant à garantir davantage la sécurité et la santé des personnels.

Au dernier CHSCT territoire Lorrain, la CGT a lu une déclaration qui fait le constat de la situation et appelle la Direction, sur l’ensemble de la région Grand-Est, à changer d’attitude.

Pour lire la déclaration, cliquer ici

Un 1e mai à dimension européenne pour le progrès social

Le 1er mai, journée de solidarité internationale des travailleurs aura cette année une dimension particulière dans le pays et dans toute l’Europe.
Face aux échecs des politiques d’austérité et aux dégâts économiques et sociaux, des mobilisations et des résistances se font chaque jour plus fortes : Grèce, Espagne, Portugal, Irlande… L’exigence de politiques au service du progrès social s’affirme et génère une confiance nouvelle.
Les luttes multiples qui se font écho dans tout le pays s’inscrivent dans cet élan nouveau et qui s’est concrétisé le 9 avril au travers de centaines de milliers de manifestants.
La CGT, FO, Solidaires et FSU appellent l’ensemble des travailleurs à prolonger la mobilisation du 9 avril 2015

Toutes et tous dans les manifestations le 1e mai !

Les manifestations en Lorraine :

*METZ : 10h place de la Gare

*WOIPPY : 12h fête du chiffon rouge Place André Debs (face Hôtel de Ville). Pour plus d’infos cliquer ici

*NANCY : 10h place Dombasle

*TUCQUENIEUX : 11h place de la Mairie
Fête du Sous-Sol lorrain et Rassemblement populaire

*LUNEVILLE : 10h sous-préfecture

*LONGWY-Haut : 10h30 place Darche
Manifestation unitaire : CGT-FSU-OGBL

*SAINT-MIHIEL : 10h30 devant l’hôpital

*MIRECOURT : 11h Place thiery

Pour lire la déclaration intersyndicale CGT-FSU-Solidaires-UNSA, cliquer ici

Pour lire le tract « Tous aux 32 heures pour vaincre le chômage », cliquer ci

Pour lire l’article de l’Institut d’Histoire Sociale CGT « Le 1e mai n’appartient qu’aux travailleurs », cliquer ici