Pour en finir avec l’idée reçue des « charges » sociales…

Nous entendons de plus en plus le gouvernement et le patronat nous rabâcher à longueur de journée le « poids insupportable des charges sociales ».

Mais c’est quoi une « charge » ?

Sa définition : « ce qui pèse, qui coûte, qui cause une gêne ». Les mots ne sont pas neutres et finissent à force d’être ressassés par travestir un mensonge grossier une vérité première.

La Sécurité sociale n’est pas une « gène » que l’on sache, bien au contraire. Nous COTISONS, c’est-à-dire  que nous versons une somme en même temps que d’autres afin de financer une dépense commune.

Le terme « charge sociale » n’existe pas !

Cette invention idéologique du terme « charge sociale », n’est que de la propagande.

Sur nos feuilles de paie (pour ceux qui ont la chance d’en avoir une), il y a un « salaire brut » en haut et un « salaire net » en bas, dans les deux cas, c’est du salaire.

Un « salaire net » qu’on touche et que l’on consomme tout de suite. Et un « salaire brut » constitué d’une partie de « cotisations sociales » : c’est une part de salaire socialisé, mutualisé, mise dans un pot commun et redistribuée à chacun selon ses besoins.

Pour lire le tract, cliquer ici

Le 14 décembre toutes et tous dans la rue avec les gilets rouges !

Trop peu, trop tard, un gouvernement à côté de la plaque ! Agissons pour les salaires, les pensions et la protection sociale

Le Premier Ministre, après 3 semaines de colère sociale que le gouvernement n’a voulu ni voir, ni entendre et après des mois de mépris envers les avertissements lancés par la CGT, vient d’annoncer des mesures pour sortir du conflit et tenter d’apaiser la situation. Si elles montrent les difficultés du gouvernement, ces « mesurettes » ne sont pas de nature à permettre à une majorité de la population de boucler des fins de mois de plus en plus difficiles.

–    Rien sur la revalorisation des salaires. Pas de coup de pouce sur le Smic : une augmentation de 3% constitue un maintien en euros constants en compensant juste l’inflation.
–    Rien sur la revalorisation des pensions de retraite mais, au contraire, maintien de la non-indexation sur l’augmentation du « coût de la vie ».
–    Rien sur la revalorisation des prestations sociales, si ce n’est un mode de calcul de l’APL qui pourrait sortir de son attribution nombre de bénéficiaires actuels.
–    Rien pour les jeunes, rien sur la garantie d’accès à toutes et tous aux études, quel que soit son milieu, et la répression à la place !
–    Une aggravation des attaques contre les services publics lorsque le gouvernement prévoit de compenser ces mesures par une baisse des dépenses publiques.
Pour la CGT, il y a plus que jamais urgence sociale ! Le gouvernement et le patronat n’y répondent pas.
Jamais la CGT n’agira en commun avec l’extrême droite et condamne ses actes et propos xénophobes, islamophobes ou sexistes.
Mais, lorsque les gilets jaunes dénoncent la précarité, le chômage, l’impossibilité de finir le mois, leurs propos convergent avec les revendications CGT :
–    augmentation du Smic pour le porter à 1800 euros ;
–    augmentation des salaires ;
–    droit à l’indemnisation pour tous les privés d’emploi et augmentation du montant des indemnités ;
–    amélioration de la protection sociale pour atteindre le 100% sécu et la disparition du « reste à charge » ;
–    une politique de relance pour l’embauche plutôt que l’austérité encore et encore ;
–    augmentation des pensions de retraite et retrait des ponctions de CSG ;
–    débat sur la protection sociale et réforme fiscale pour un impôt juste ;
–    rétablissement de l’ISF immédiatement ;
–    amélioration des services publics, notamment dans l’éducation, la santé, les transports, etc. ;
–    amélioration de la démocratie sociale.
L’heure est à la tenue d’assemblées générales dans les entreprises et les administrations pour élaborer des cahiers revendicatifs.
La CGT invite l’ensemble des salariés du privé et du public, des privés d’emploi, des retraités et des jeunes à participer à cette mobilisation.
Le 14 décembre, jour de la tenue de l’instance chargée de revaloriser (ou pas) le Smic, doit être une grande journée de grève, d’arrêts de la production et d’interpellation sous diverses formes des pouvoirs publics.
Toutes et tous ensemble, ayons comme exigence un autre avenir, un avenir de progrès et de justice sociale !

La CGT Pôle emploi Grand-Est appelle les personnels de Pôle emploi à la grève le 14 décembre.

Les manifestations organisées en dans le Grand Est sont les suivantes:

STRASBOURG: 10h30 place de Bordeaux

TROYES: 10h30 devant le Medef

NANCY: 10h Maison du peuple, rue Drouin

LONGWY-HAUT: 14h30 place Darche

BAR-LE-DUC: 14h00 gare SNCF

METZ: 10h30 campus du Saulcy

EPINAL: 10h devant le Medef

Pour lire la déclaration commune intersyndicale, cliquer ici

Pour lire l’appel de la CGT Pôle emploi, cliquer ici

Pour lire l’appel fédéral de la FNPOS-CGT, cliquer ici

Pour lire l’adresse aux syndiqués, cliquer ici

Le « premier de cordée » Macron se prend un coup de piolet sur la tête…

La « théorie du ruissellement » prônée par Ronald Reagan et les ultra-libéraux du monde entier depuis les années 80, et replacée dans l’actualité par Macron au travers de sa célèbre ode aux « premiers de cordée » dont la réussite serait  censée tirer, naturellement et mécaniquement , les plus faibles vers le haut, et faire profiter chacun des bienfaits de la croissance, a bien du plomb dans l’aile.

Dans son best-seller «Le Capital au XXIe siècle » publié en 2013, l’économiste Thomas Piketty avait déjà démontré à quel point le capitalisme est, par nature, une machine à fabriquer des inégalités de richesse exponentielles.

Le World Inequality Lab (Laboratoire sur les inégalités mondiales, qui regroupe une vingtaine de chercheurs, assistants de recherche et chargés de mission basés à l’Ecole d’Economie de Paris), copiloté par Thomas Piketty, vient de rendre son rapport sur les inégalités de revenus et de patrimoine dans le monde depuis 1980.

Ce rapport est accablant : depuis 1980, le capitalisme a fait exploser les inégalités dans le monde entier de façon exponentielle. Le 1% des personnes les plus riches captent aujourd’hui deux fois plus les fruits de la croissance que les 50% les plus pauvres !

Non, monsieur Macron et les ultra-libéraux de tous poils : les richesses exponentielles captées par les plus riches ne profitent pas, même par «  ruissellement », au reste de la société et notamment aux 50% les plus pauvres. La théorie du ruissellement et des « premiers  de cordée » est le plus grand mensonge politique, économique et social, qu’ait connu notre civilisation. C’est un leurre destiné à justifier l’enrichissement exponentiel des plus riches, la survie ou le maintien d’un capitalisme débridé qui tue la planète, les efforts toujours plus importants imposés aux populations, et les atteintes aux acquis sociaux.

Rappelons à l’occasion que la pauvreté en France a atteint cette année un pic sans précédent : 14% de la population est sous le seuil de pauvreté, ce qui représente près de 9 millions de personnes. Ce sont les « sans dents » de Hollande, les «  fainéants » et ceux qui « ne servent à rien » de Macron, les demandeurs d’emploi qui « profitent de la vie » tels que les voit Wauquiez…

Tous en grève et à Paris le 9 avril !

Les syndicats CGT, FO, SNU et SUD estiment indispensable de donner une ampleur maximale à l’appel à la grève interprofessionnelle du 9 avril 2015 :

-la situation économique, sociale et démocratique appelle à une forte mobilisation des salariés pour refuser les politiques d’austérité et faire valoir leurs revendications,
-il est nécessaire de répliquer aux attaques portées contre les chômeurs/retraités/salariés (Pacte de responsabilité, lois scélérates de « sécurisation de l’emploi » et de réforme de la formation professionnelle, loi Macron…)
-il faut donner un coup de semonce au gouvernement qui s’apprête à proposer pour l’été une loi sur le « dialogue social » qui promet de faire la part belle aux propositions du MEDEF et de saper les instances représentatives du personnel (et donc fragiliser les salariés)…

Concernant Pôle-Emploi, les sujets qui fâchent ne manquent pas:

-convention Tripartite 2015-2018 et plan stratégique « Pôle-Emploi 2020 » qui marquent un nouveau recul du service public et une marchandisation de nos missions,
-manque d’effectifs (la réduction des horaires d’ouverture, qui va à l’encontre de nos missions de service public, ne saurait être acceptée comme solution au manque d’effectifs…),
-dématérialisation de la relation avec l’usager (100% web) et mail.net,
-déploiement des équipes dédiées entreprises qui est un pas de plus vers la casse de nos métiers avec comme objectif de confier la relation entreprise au privé,
-dysfonctionnements de la convention d’assurance chômage et menaces sur les métiers de l’indemnisation,
-NAO sur les salaires dans laquelle la DG ne veut rien lâcher pour les salariés de droit privé, gel de la valeur du point depuis 2010 pour les agents publics,
-impacts de la réforme territoriale sur Pôle-Emploi (mobilités forcées, structures, instances représentatives du personnel, élections professionnelles, etc),
-dégradation sans précédent des conditions de travail,
-etc, etc, etc…

Alors tous ensemble participons
à la journée de grève le 9 avril 2015
avec montée à Paris
pour manifester notre colère et exiger la satisfaction de nos revendications.

Cette journée est capitale pour nous faire entendre et créer le rapport de force nécessaire pour faire reculer le gouvernement et la DG de Pôle-Emploi.
Nous devons nous mobiliser massivement !

Des bus seront affrétés pour le transport A/R à Paris (gratuit) par la CGT.
Merci de nous faire remonter rapidement votre inscription pour cette montée à Paris, nous comptons sur vous !
Nous vous informerons des horaires et parcours de ramassage (déterminés en fonction du nombre d’inscription) dès qu’ils auront été précisés.

Les agents de Pôle-Emploi Lorraine
doivent être présents en nombre et se faire entendre
à Paris le 9 avril !

Pour lire le tract intersyndical, cliquer ici

Montant de la prime d’intéressement versée aux agents publics en mars 2015

Les montants par régions et par agences de la prime d’intéressement versée aux agents publics de Pôle-Emploi en mars 2015 viennent d’êtres communiqués.

Vous les trouverez en cliquant ici

La CGT rappelle à cette occasion certaines de ses revendications concernant les primes et rémunérations des agents publics:

-Augmentation du point d’indice qui stagne depuis le 1 juillet 2010,
-Revalorisation de la grille indiciaire en fonction des grilles fonction publique et déplafonnement de la grille,
-Augmentation des primes de fonction mensuelles,
-Utilisation complète des enveloppes des parts variables,
-Rattrapage des agentes repérées en inégalité salariale,
-Transformation de la prime d’intéressement en une rémunération inscrite dans le traitement indiciaire.

Pour lire le communiqué CGT concernant la prime d’intéressement, cliquer ici

NAO Salaires pour 2015: faisons-nous entendre le 9 avril !

Le vendredi 13 février s’est tenue une première réunion de NAO (Négociation Annuelle Obligatoire) sur les salaires pour 2015.

Sans surprise, la DG a mis en avant la stagnation 0% de l’indice officiel des prix à la consommation en 2014, l’augmentation de la masse salariale de Pôle emploi en 2014 et le contexte général de réduction des dépenses pour annoncer qu’elle n’a que de très faibles « marges de manoeuvre » pour cette NAO.

images (72)Pour la CGT, il est important de souligner la faiblesse de l’évolution des rémunérations des personnels de Pôle emploi et les effets des blocages des salaires intervenues depuis 2010.
De plus, au fil des années l’écart entre le SMIC et les rémunérations des agents se réduit. Dans le même mouvement l’insuffisance des revalorisations salariales fait passer sous le plafond de la sécurité sociale des agents détenant un coefficient qui les plaçait précédemment au plafond. (Pour consulter le tableau CGT, cliquer ici)
En outre, l’examen des évolutions salariales constatées à l’UNEDIC fait apparaitre un décrochage très sensible: à partir de valeurs uniques au 1er janvier 2009, on se retrouve aujourd’hui avec des écarts notables: l’accord ouvert à signature jusqu’au 20/02 porte la valeur du point de 8,1404 € à 8,1730 € au 01/03/2015 contre 7.80€ dans Pôle emploi; la partie fixe passe de 310,6223 € à 311,8648 € au 01/03/2015 contre 301,50€ à Pôle emploi.

Pour la CGT, il n’est pas question de passer l’éponge sur les pertes subies. Cette négociation doit permettre dans un premier temps de rattraper ces pertes!

La réunion de NAO salaires du 6 mars 2015 a confirmé que la direction générale de Pôle emploi n’a aucune intention d’augmenter les salaires du personnel.
Le discours du DGARH est sans ambigüité: la faiblesse de l’inflation en 2014, et en janvier 2015, ne justifie à ses yeux aucune augmentation de la valeur du point salaire ou de la part fixe. Il rejette toute hypothèse de rattrapage des pertes subies depuis 2010; il affirme même que les rémunérations auraient augmenté de 6,4% en moyenne depuis 2009, ce qui pose un double problème:
• ce n’est pas avec les augmentations moyennes que l’on vit, mais avec celles qu’on obtient ou pas. Et nous savons tous que nous sommes nombreux à attendre pendant des années la moindre promotion…
• l’augmentation moyenne que la DG met en avant n’est pas celle des salaires ; elle inclut
notamment la prime d’ancienneté et la part des promotions, qui rémunèrent l’amélioration des qualifications: ainsi la DG veut faire de la stagnation des salaires un élément de mise en cause des déroulements des carrières et de la reconnaissance des qualifications des personnels. En fait, la DG essaye de faire rentrer par la fenêtre de la NAO l’attaque contre les qualifications que nous nous avons rejetée en nous opposant à son projet de Classification.

La DG refuse même de dire si elle décidera de porter la valeur faciale des chèques restaurant au butoir fiscal (soit une augmentation de 0,05€, qui serait financée à hauteur de 0,02€ par l’agent et de 0,03€ par la direction).

Ces discours sont une véritable provocation. La mobilisation des personnels par la grève le 9 avril prochain est l’occasion de défendre nos revendications.

Pour lire le tract intersyndical, cliquer ici