Le « premier de cordée » Macron se prend un coup de piolet sur la tête…

La « théorie du ruissellement » prônée par Ronald Reagan et les ultra-libéraux du monde entier depuis les années 80, et replacée dans l’actualité par Macron au travers de sa célèbre ode aux « premiers de cordée » dont la réussite serait  censée tirer, naturellement et mécaniquement , les plus faibles vers le haut, et faire profiter chacun des bienfaits de la croissance, a bien du plomb dans l’aile.

Dans son best-seller « Le Capital au XXIe siècle » publié en 2013, l’économiste Thomas Piketty avait déjà démontré à quel point le capitalisme est, par nature, une machine à fabriquer des inégalités de richesse exponentielles.

Le World Inequality Lab (Laboratoire sur les inégalités mondiales, qui regroupe une vingtaine de chercheurs, assistants de recherche et chargés de mission basés à l’Ecole d’Economie de Paris), copiloté par Thomas Piketty, vient de rendre son rapport sur les inégalités de revenus et de patrimoine dans le monde depuis 1980.

Ce rapport est accablant : depuis 1980, le capitalisme a fait exploser les inégalités dans le monde entier de façon exponentielle. Le 1 % des personnes les plus riches captent aujourd’hui deux fois plus les fruits de la croissance que les 50 % les plus pauvres !

Non, monsieur Macron et les ultra-libéraux de tous poils : les richesses exponentielles captées par les plus riches ne profitent pas, même par «  ruissellement », au reste de la société et notamment aux 50 % les plus pauvres. La théorie du ruissellement et des « premiers  de cordée » est le plus grand mensonge politique, économique et social, qu’ait connu notre civilisation. C’est un leurre destiné à justifier l’enrichissement exponentiel des plus riches, la survie ou le maintien d’un capitalisme débridé qui tue la planète, les efforts toujours plus importants imposés aux populations, et les atteintes aux acquis sociaux.

Rappelons à l’occasion que la pauvreté en France a atteint cette année un pic sans précédent : 14 % de la population est sous le seuil de pauvreté, ce qui représente près de 9 millions de personnes. Ce sont les « sans dents » de Hollande, les «  fainéants » et ceux qui « ne servent à rien » de Macron, les demandeurs d’emploi qui « profitent de la vie » tels que les voit Wauquiez…

Tous en grève et à Paris le 9 avril !

Les syndicats CGT, FO, SNU et SUD estiment indispensable de donner une ampleur maximale à l’appel à la grève interprofessionnelle du 9 avril 2015 :

-la situation économique, sociale et démocratique appelle à une forte mobilisation des salariés pour refuser les politiques d’austérité et faire valoir leurs revendications,
-il est nécessaire de répliquer aux attaques portées contre les chômeurs/retraités/salariés (Pacte de responsabilité, lois scélérates de « sécurisation de l’emploi » et de réforme de la formation professionnelle, loi Macron…)
-il faut donner un coup de semonce au gouvernement qui s’apprête à proposer pour l’été une loi sur le « dialogue social » qui promet de faire la part belle aux propositions du MEDEF et de saper les instances représentatives du personnel (et donc fragiliser les salariés)…

Concernant Pôle-Emploi, les sujets qui fâchent ne manquent pas :

-convention Tripartite 2015-2018 et plan stratégique « Pôle-Emploi 2020 » qui marquent un nouveau recul du service public et une marchandisation de nos missions,
-manque d’effectifs (la réduction des horaires d’ouverture, qui va à l’encontre de nos missions de service public, ne saurait être acceptée comme solution au manque d’effectifs…),
-dématérialisation de la relation avec l’usager (100 % web) et mail.net,
-déploiement des équipes dédiées entreprises qui est un pas de plus vers la casse de nos métiers avec comme objectif de confier la relation entreprise au privé,
-dysfonctionnements de la convention d’assurance chômage et menaces sur les métiers de l’indemnisation,
-NAO sur les salaires dans laquelle la DG ne veut rien lâcher pour les salariés de droit privé, gel de la valeur du point depuis 2010 pour les agents publics,
-impacts de la réforme territoriale sur Pôle-Emploi (mobilités forcées, structures, instances représentatives du personnel, élections professionnelles, etc),
-dégradation sans précédent des conditions de travail,
-etc, etc, etc…

Alors tous ensemble participons
à la journée de grève le 9 avril 2015
avec montée à Paris
pour manifester notre colère et exiger la satisfaction de nos revendications.

Cette journée est capitale pour nous faire entendre et créer le rapport de force nécessaire pour faire reculer le gouvernement et la DG de Pôle-Emploi.
Nous devons nous mobiliser massivement !

Des bus seront affrétés pour le transport A/R à Paris (gratuit) par la CGT.
Merci de nous faire remonter rapidement votre inscription pour cette montée à Paris, nous comptons sur vous !
Nous vous informerons des horaires et parcours de ramassage (déterminés en fonction du nombre d’inscription) dès qu’ils auront été précisés.

Les agents de Pôle-Emploi Lorraine
doivent être présents en nombre et se faire entendre
à Paris le 9 avril !

Pour lire le tract intersyndical, cliquer ici

Montant de la prime d’intéressement versée aux agents publics en mars 2015

Les montants par régions et par agences de la prime d’intéressement versée aux agents publics de Pôle-Emploi en mars 2015 viennent d’êtres communiqués.

Vous les trouverez en cliquant ici

La CGT rappelle à cette occasion certaines de ses revendications concernant les primes et rémunérations des agents publics :

-Augmentation du point d’indice qui stagne depuis le 1 juillet 2010,
-Revalorisation de la grille indiciaire en fonction des grilles fonction publique et déplafonnement de la grille,
-Augmentation des primes de fonction mensuelles,
-Utilisation complète des enveloppes des parts variables,
-Rattrapage des agentes repérées en inégalité salariale,
-Transformation de la prime d’intéressement en une rémunération inscrite dans le traitement indiciaire.

Pour lire le communiqué CGT concernant la prime d’intéressement, cliquer ici

NAO Salaires pour 2015 : faisons-nous entendre le 9 avril !

Le vendredi 13 février s’est tenue une première réunion de NAO (Négociation Annuelle Obligatoire) sur les salaires pour 2015.

Sans surprise, la DG a mis en avant la stagnation 0 % de l’indice officiel des prix à la consommation en 2014, l’augmentation de la masse salariale de Pôle emploi en 2014 et le contexte général de réduction des dépenses pour annoncer qu’elle n’a que de très faibles « marges de manoeuvre » pour cette NAO.

images (72)Pour la CGT, il est important de souligner la faiblesse de l’évolution des rémunérations des personnels de Pôle emploi et les effets des blocages des salaires intervenues depuis 2010.
De plus, au fil des années l’écart entre le SMIC et les rémunérations des agents se réduit. Dans le même mouvement l’insuffisance des revalorisations salariales fait passer sous le plafond de la sécurité sociale des agents détenant un coefficient qui les plaçait précédemment au plafond. (Pour consulter le tableau CGT, cliquer ici)
En outre, l’examen des évolutions salariales constatées à l’UNEDIC fait apparaitre un décrochage très sensible : à partir de valeurs uniques au 1er janvier 2009, on se retrouve aujourd’hui avec des écarts notables : l’accord ouvert à signature jusqu’au 20/02 porte la valeur du point de 8,1404 € à 8,1730 € au 01/03/2015 contre 7.80€ dans Pôle emploi; la partie fixe passe de 310,6223 € à 311,8648 € au 01/03/2015 contre 301,50€ à Pôle emploi.

Pour la CGT, il n’est pas question de passer l’éponge sur les pertes subies. Cette négociation doit permettre dans un premier temps de rattraper ces pertes !

La réunion de NAO salaires du 6 mars 2015 a confirmé que la direction générale de Pôle emploi n’a aucune intention d’augmenter les salaires du personnel.
Le discours du DGARH est sans ambigüité : la faiblesse de l’inflation en 2014, et en janvier 2015, ne justifie à ses yeux aucune augmentation de la valeur du point salaire ou de la part fixe. Il rejette toute hypothèse de rattrapage des pertes subies depuis 2010; il affirme même que les rémunérations auraient augmenté de 6,4 % en moyenne depuis 2009, ce qui pose un double problème :
• ce n’est pas avec les augmentations moyennes que l’on vit, mais avec celles qu’on obtient ou pas. Et nous savons tous que nous sommes nombreux à attendre pendant des années la moindre promotion…
• l’augmentation moyenne que la DG met en avant n’est pas celle des salaires ; elle inclut
notamment la prime d’ancienneté et la part des promotions, qui rémunèrent l’amélioration des qualifications : ainsi la DG veut faire de la stagnation des salaires un élément de mise en cause des déroulements des carrières et de la reconnaissance des qualifications des personnels. En fait, la DG essaye de faire rentrer par la fenêtre de la NAO l’attaque contre les qualifications que nous nous avons rejetée en nous opposant à son projet de Classification.

La DG refuse même de dire si elle décidera de porter la valeur faciale des chèques restaurant au butoir fiscal (soit une augmentation de 0,05€, qui serait financée à hauteur de 0,02€ par l’agent et de 0,03€ par la direction).

Ces discours sont une véritable provocation. La mobilisation des personnels par la grève le 9 avril prochain est l’occasion de défendre nos revendications.

Pour lire le tract intersyndical, cliquer ici

CAMPAGNE PROMOTIONS : Beaucoup d’espoirs… Quelques promesses… Et peu d’élu-es ! !

La campagne promotions vient de se terminer, et comme d’habitude, le résultat ressemble à celui de l’année passée : la direction n’a pas eu grand-chose à proposer.

De nombreux salariés de Pôle Emploi de droit privé sans aucune promotion malgré tous les efforts fournis, l’expérience et la qualification supplémentaires acquises avec une année de travail en plus. Et encore de trop nombreux d’entre eux à ne rien à voir après deux, trois, etc. années consécutives.

Et du côté des agents de droit public, ce n’est guère mieux : quelques gouttes en matière d’avancements accélérés et de carrières exceptionnelles.

C’est pourquoi la CGT persiste dans sa revendication d’un principe simple et juste : GENERALISER, à toutes et tous, la GARANTIE d’une progression automatique de son coefficient ou indice avec l’ancienneté.

Pour que la carrière ne dépende pas totalement du bon vouloir de la hiérarchie, ainsi que de la comparaison des « résultats » des salariés, de leur mise en concurrence avec la « comparaison des performances » sur les taux de « sortie » vers l’emploi que la convention tripartite confirme (voir autre article sur ce site).

A lire absolument : l’article de Gilles Balbastre (Le Monde Diplomatique) sur l’offensive contre le Code du Travail

Cet article est à lire absolument pour replacer l’offensive contre le code du travail dans son contexte, et surtout remettre les pendules à l’heure face à l’idéologie dominante qui tente de manipuler l’opinion avec la complicité de nombreux médias, de l’essentiel du personnel politique et même de certains syndicats.

Cet article permet de comprendre pourquoi et comment on en est arrivé là : c’est à dire laisser à nos enfants un avenir professionnel, un droit du travail et une protection sociale régressifs au point d’être moins favorables que l’environnement connu par leurs grands parents ! Si vous n’acceptez pas cela, il n’y a qu’une solution : en parler autour de vous et vous mobiliser à chaque fois qu’il le faut pour défendre vos droits et, pourquoi pas, en conquérir d’autres ! C’est possible, il suffit de le vouloir !

Extraits de l’article :

« L’ardeur des libéraux à détricoter le code du travail ne s’est jamais démentie. Si le phénomène paraît aujourd’hui d’une ampleur inégalée, c’est qu’il bénéficie d’une coalition inédite. Au patronat et à ses alliés traditionnels — Commission européenne, Fonds monétaire international (FMI), partis de droite — se joignent désormais des syndicats comme la Confédération française démocratique du travail (CFDT) et le gouvernement de M. Manuel Valls. »