Les régions veulent exercer « des compétences de Pôle emploi consacrées au conseil et à l’accompagnement » des chômeurs

« Nous ne demandons pas autant de Pôles emploi que de régions. Nous demandons que les politiques portées par Pôle emploi, hors la question de l’indemnisation, soient intégrées à une vision régionale. » Alors que s’ouvre le deuxième cycle de discussions sur l’acte II des réformes sociales du quinquennat qui pourrait remettre en cause l’exercice de certaines compétences régionales, le président par intérim de Régions de France, François Bonneau (PS), a présenté, le 8 novembre 2017, 18 propositions pour consolider, ou étendre, le pilotage des conseils régionaux en matière d’orientation des jeunes, de définition des formations professionnelles initiales, de formation des chômeurs et d’accompagnement vers l’emploi. Alors que les régions pourraient perdre leurs prérogatives sur l’apprentissage, elles se disent prêtes à expérimenter l’exercice « des fonctions de Pôle emploi » hors indemnisation.

Source : AEF

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2e acte des réformes sociales : Muriel Pénicaud fixe le cadre des réformes de la formation, de l’apprentissage et de l’assurance chômage

La ministre du travail a présenté les principaux objectifs du deuxième acte des réformes qui doivent transformer le paysage social, après les cinq ordonnances sur le code du travail dont les modalités de mise œuvre restent à corriger. L’assurance chômage, la formation professionnelle et l’apprentissage sont les trois leviers sur lesquels compte s’appuyer le gouvernement pour tenir ses engagements en termes de compétitivité auprès de la Commission européenne.
Le projet de loi devrait être présenté au printemps 2018.

APPRENTISSAGE :
« L’apprentissage doit devenir une pédagogie alternative », dit la ministre qui, invoquant le « modèle » suisse, prône une volonté de s’affranchir du calendrier scolaire pour cette voie de formation en alternance : « Nous voulons qu’on puisse entrer en apprentissage toute l’année », affirme-t-elle en associant à ce vœu le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer.
Sur l’option consistant à fusionner les deux dispositifs de formation en alternance, l’apprentissage et le contrat de professionnalisation, la ministre considère que ce sujet « n’est pas le plus urgent », même si elle considère que le contrat d’apprentissage « est assez rigide alors que le contrat de professionnalisation est une « cavalerie légère ».
Les présidents de Régions, de droite comme de gauche, viennent d’adresser un courrier au Premier ministre, Édouard Philippe, à l’initiative de François Bonneau (PS), président du Centre Val-de-Loire, pour rappeler que l’apprentissage est « une compétence structurante des conseils régionaux », une des premières décentralisées au début des années 1980. S’inquiétant du projet gouvernemental de confier aux partenaires sociaux le pilotage de la formation en apprentissage, le président de la région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard (PS) constate que « certaines branches comme la métallurgie et le bâtiment sont très structurées, mais [que] sur d’autres métiers, les branches sont peu organisées ».

CFP :
En matière de formation continue, le constat est sans appel : le principe du CPF (compte personnel de formation) « est sain, mais la mise en œuvre n’a pas été à la hauteur ». La ministre du Travail prend toutefois soin de ne pas évoquer une éventuelle fusion du CPF et du CIF (congé individuel de formation). Elle insiste cependant sur la nécessité de faire évoluer le compte personnel de formation pour qu’il soit « accessible à tous, par exemple via une ‘appli’ qui afficherait pour chaque actif le nombre d’heures sur son compte, les offres d’emploi dans sa région, les formations qui y préparent et leur taux d’insertion ».
Le gouvernement veut aussi mettre en place « un accompagnement renforcé et personnalisé », c’est-à-dire proposer un dispositif davantage structuré que ce qui est proposé aujourd’hui aux salariés et aux demandeurs d’emploi dans le cadre du CEP (conseil en évolution professionnelle).
Par ailleurs, pour mieux réguler l’offre de formation, Muriel Pénicaud déclare vouloir « conditionner les financements publics à une certification, avec obligation de publier les taux d’emploi à l’issue de la formation » : « Tout le monde pourra sélectionner son organisme en connaissance de cause » », se félicite-t-elle en affirmant que « sur 75 000 organismes, 8 000 captent l’essentiel du marché ».

FRAUDEURS À L’ASSURANCE CHÔMAGE ? DES SANCTIONS :
L’assurance chômage reste le dossier le plus sensible compte tenu du projet présidentiel d’ouvrir les droits à indemnisation aux démissionnaires et aux indépendants, et du déficit du régime géré par les syndicats et le patronat qui continue à se creuser.
En pointant des fraudeurs qualifiés de « minoritaires », la ministre juge que, « pour eux, il faut des sanctions », laissant ainsi entendre que le dispositif actuel serait trop permissif. Elle propose aussi de s’inspirer du système danois où « les rendez-vous avec le conseiller sont hebdomadaires » et les formations sont « proposées dès l’inscription » contre « sept mois » en France.

Source: AEF

AFPA : où est l’engagement de l’Etat ?

Mauvais signe à la veille de la négociation sur la formation professionnelle, annoncée par Emmanuel Macron et son gouvernement, l’Afpa (Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes) est encore davantage fragilisée ! 
La démission inattendue de son Président, le 19 octobre, au Conseil d’administration, révèle des désaccords stratégiques fondamentaux sur l’avenir de l’Afpa. 
Nul doute que ce départ est précipité par la volonté du gouvernement qui ne cesse de tergiverser sur la politique à engager.
Pour la CGT, cela pourrait précéder l’annonce de suppressions massives d’emplois et de fermetures de centres, partout en France.
Cette situation est d’autant plus absurde que des milliers de personnes ont besoin de se former et d’être accompagnées dans leur recherche d’orientation et d’insertion professionnelles.
Cela confirme l’orientation libérale du gouvernement et la marchandisation accrue de la formation au détriment de la construction d’un service public accessible à tous.
Le défi de la formation des actifs, des privés d’emploi, comme des personnes les plus démunies, ne peut en aucun cas être soumis à la concurrence.
Au contraire, la CGT défend la mutualisation des moyens et la mise en place d’une sécurité sociale professionnelle. 
Elle exige maintenant un véritable engagement de l’État pour construire un réseau de service public à partir des organismes de formation de qualité tels que l’Afpa, le CNAM (Conservatoire national des arts et métiers), les Greta, les CRP (centres de rééducation professionnelle).
Pas de place pour des officines de formations du tout lucratif ; l’enjeu est de faire face aux évolutions des contenus du Travail et aux mutations technologiques, numériques et environnementales.

Prochaines formations – repas en commun obligatoire ? Non.

Pour les formations sur la nouvelle convention d’assurance chômage, la DRH envoie aux Directeurs d’Agence un courriel selon lequel les repas seront pris en commun et ne pourront pas faire l’objet d’un remboursement. Les plateaux repas sont commandés par le service RH en fonction du nombre de personnes convoquées en formation.

Ce repas, pris en charge par l’Etablissement, sera l’occasion de retirer un ticket-restaurant sur la dotation mensuelle de chacun des participants.

Sauf que personne ne peut obliger l’un-e d’entre nous à manger à un endroit plutôt qu’à un autre.

N’hésitez donc pas, si tel est votre choix, à faire savoir par écrit le plus tôt possible, en en conservant une trace, à votre DAPE que vous ne participerez pas au repas pris en commun.

Dans ce cas, il n’y a aucune raison que le ticket-restaurant soit déduit le jour de la formation.

Bon à savoir : Puis-je prendre ma voiture pour me rendre en formation ?

C’est une question qui revient souvent, et pour cause. La note dite « développement durable » permet à la direction régionale de faire de substantielles économies (de l’ordre de 30 à 40%) sur les remboursements de frais de déplacement.

La CGT a toujours dénoncé, sans aucune réserve, cette « économie » (le terme de racket n’est pas disproportionné) prélevée la poche des agents et salariés de Pôle Emploi, sous prétexte de sauver la planète. Elle a bon dos la planète.

Ceci dit, comment faire quand on est convoqué en formation et qu’on est obligé de prendre notre voiture pour des raisons qui nous appartiennent ?

A force de questions et d’interventions sur ce thème auprès de la direction régionale, on y voit un peu plus clair. Voici ce qu’il faut savoir.

La direction régionale a une position de principe, exprimée dans la dernière version de la note sur le sujet.

Le DAPE a le pouvoir de tenir compte d’une situation particulière et d’accorder une dérogation pour peu que l’agent présente une demande motivée.

Conclusion : n’hésitez pas à faire un courriel à votre DAPE en lui expliquant pourquoi vous ne pouvez pas prendre un transport en commun (pas possibilité de covoiturage, frais de garde d’enfants, pas de véhicule de service,…

Votre DAPE ne peut pas s’abriter derrière un refus de la DT ou de la DR puisque c’est à lui et à lui seul de prendre la décision suite à votre demande particulière, même si bien entendu il peut être amené à en rendre compte plus haut, mais seulement a posteriori.

Ceci dit, pour exiger tous ensemble la suppression de la note « développement durable », c’est demain 15 mai en grève et en manifestation !