Audition de Jean Bassères par la Commission des Affaires Sociales de l’Assemblée Nationale

Jean Bassères persiste et signe… dans le naufrage de Pôle-Emploi…

Avant sa nomination-reconduction au poste de DG de Pôle-Emploi, Jean Bassères a été longuement auditionné (pour avis) par la Commission des Affaires Sociales de l’Assemblée Nationale le 9 décembre 2014.

Jean Bassères a répondu aux questions des membres de la commission et a abordé l’état d’avancement des chantiers Pôle-Emploi 2015 et les orientations à venir.

Au menu notamment : segmentation des portefeuilles, nouvelles modalités de l’EID, force de prospection, recours aux OPP, NCAC, les contrôleurs de recherche d’emploi, le 100 % web…

Rien de rassurant, bien au contraire : moins de service public, plus d’atteinte à nos métiers, plus de contrôle des demandeurs d’emploi et des conseillers, plus de mécontentements, plus de souffrance au travail…

Pour visionner la vidéo de cette audition, cliquer ici

 

 

 

 

 

Un nouvel appel d’offre pour sous-traiter davantage le 3949

Pôle emploi, qui sous-traite déjà, depuis 2009, une partie des inscriptions par téléphone à un prestataire externe, Webhelp, va sous-traiter davantage les appels de demande d’inscriptions (estimés à 30 % des appels reçus) via son numéro d’appel 3949, « pour que ses conseillers consacrent plus de temps au suivi des demandeurs d’emploi ».

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Pour la CGT, il n’y a pas de quoi se réjouir du renforcement de cette externalisation qui, avec d’autres mesures, va à l’encontre de la bonne délivrance de nos missions de service public en diminuant les prestations délivrées par Pôle-Emploi pour le plus grand profit d’entreprises privées.

La solution ne passe pas par la sous-traitance mais par des embauches en nombre suffisant pour accomplir nos missions.

Rappelons qu’en 2011, Jean Bassères alors Directeur de l’Inspection Générale des Finances a rendu public une « Etude comparative des effectifs des services publics de l’emploi en France, en Allemagne et au Royaume-Uni » qui constatait le sous-effectif de Pôle-Emploi : en tenant compte du nombre des demandeurs d’emploi recensés par les statistiques nationales, cette étude révélait que pour 10000 chômeurs l’Allemagne alignait 377 ETP (Equivalent Temps Plein), le Royaume-Uni 349, …et la France 150.

Depuis, la situation n’a guère évoluée :

-les emplois dits « Sarkozy » ont juste compensé les pertes précédentes d’emploi (1800), avec, par conséquent, aucun bénéfice en effectifs,

-les embauches « Hollande » (deux fois 2000 = 4000) ne nous ont pas permis de nous mettre au niveau : le différentiel avec les effectifs existants en Allemagne ou en Grande-Bretagne (en proportion des demandeurs d’emploi) n’a pas été résorbé, le sous-effectif reste considérable à Pôle-Emploi.

Appel CGT – SUD Solidaires pour le 16 octobre

Conditions de travail et de sécurité, ça ne peut plus durer !

La direction annonce tranquillement qu’elle financera des vigiles là où des incidents se seront produits mais elle refuse de prévenir en amont les allocataires des nouvelles règles de calcul concernant l’activité réduite. Et cela alors que la tension dans les agences est déjà très élevée : mécontentement des usagers, grilles informatiques qui compliquent notre travail, etc. Une solution est connue : il faut des embauches. Nous exigeons dans un premier temps 90 créations de postes en CDI sur la Lorraine : 45 sur l’indemnisation, 45 pour constituer des équipes mobiles de remplaçants.

Pour la classification, une seule solution : une rallonge de 5 % !

5 % de la masse salariale, c’est le “prix” courant d’une classification réalisée dans des conditions acceptables. En deçà, ce qui est donné à certains risque d’être retiré à d’autres. Or la direction générale met sur la table … 1 %, et encore si on est sages ! Ne ratons pas la classification. Une classif c’est pour longtemps. Allons chercher dès maintenant nos 5 % !

Bassin de Nancy : garder des espaces spécialisés !

La fermeture annoncée de Nancy-Plaisance se traduirait, quoiqu’en dise la direction, par la disparition des espaces cadres, intermittents du spectacle, et créateurs d’entreprise. Une fois de plus, ce qui a été construit par les agents se trouverait laminé par la direction. La dispersion des cadres, intermittents et créateurs d’entreprise dans les autres portefeuilles du bassin viendrait alourdir et compliquer les tâches de l’ensemble des conseillers et augmenter le mécontentement des usagers.

La CGT Pôle Emploi Lorraine vous appelle le 16 octobre à la grève et,

  • à un rassemblement du personnel à 9h30 devant les locaux du rond-point Marguerite de Lorraine à Nancy

  • à manifester pour la défense de notre protection sociale à 13h30 Place de la République à Metz

 

Attention le lieu de la manif à Metz a changé : place de la République et non plus place St-Louis.

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Annonces chocs en DP : le Directeur Régional tape encore sur le personnel mais craint le choc en retour le 16 octobre

Deux annonces chocs en réunion DP hier :

1) les entretiens EID passeraient de 50 à 40 mn. Sans commentaires.

2) la direction régiionale a sorti un listing de 17.000 personnes concernées

– par l’activité réduite (sur quels critères exactement ? c’est encore confus)

– par l’intérim

Elle y ajouterait les privés d’emploi de plus de 50 ans et les … recalculés (sans préciser de quel recalcul il s’agit).

Toutes ces personnes seraient contactées téléphoniquement à partir du 20 octobre par Pôle Emploi Lorraine pour se voir expliquer les nouvelles règles de calcul.

C’est la pire des solutions : par définition les contacts téléphoniques sont aléatoires, ne laissent pas de trace (c’est probablement pour cette raison que le téléphone est préféré à l’écrit : la nouvelle convention réduit les droits d’un grand nombre d’allocataires mais la direction ne souhaite pas l’écrire) et généreront immanquablement des demandes d’explications complémentaires ou de confirmation à l’accueil dans le pire des climats.

Ce sont tous les allocataires qui auraient dû être informés des nouvelles règles de calcul, non par téléphone mais par courrier et avant le 1er octobre.

L’appel à la grève du 16 octobre sera aussi l’occasion d’interpeller le directeur régional et de lui faire savoir ce que nous pensons des annonces ci-dessus.