Une illustration du mépris du dialogue social par la Direction : la situation dramatique d’une agence de Moselle.

Ceci est une situation réelle dont s’est emparé le CHSCT territoire lorrain, toutes organisations syndicales confondues.
Par souci d’anonymat, que nous respectons pour le moment, nous ne mentionnerons pas le nom de cette agence que nous appellerons l’agence « Taisons-nous » car c’est ainsi que la DR souhaite visiblement résoudre la problématique extrêmement grave à laquelle sont confrontée les agents de ce site.

Depuis plusieurs années l’agence de « Taisons-nous » rencontre des difficultés multi-factorielles parmi lesquelles prédomine un management particulièrement inapproprié et autoritaire pratiqué par la DAPE. En dépit de l’attitude bienveillante des REP qui font tampon comme ils le peuvent (en y laissant leur santé) pour protéger le collectif, les collègues sont dans leur grande majorité en très grande souffrance psychologique (nombreuses demandes de visites auprès de la médecine du travail, alerte des représentants du personnel, absentéisme très important pour cause de maladie, etc.)

Les élus CHSCT, toutes organisations syndicales confondues, n’ont eu de cesse, depuis au moins deux ans, d’alerter la Direction sur la situation très préoccupante de cette agence, alerte relayée par la médecine du travail. L’Etablissement est resté sourd longtemps, puis s’est fendu, pour la forme, d’un audit interne qui a accouché d’un plan d’action « bidon » ne débouchant sur rien, et même moins que rien, puisque la situation s’est encore dégradée…

En juin 2018, les élus CHSCT à l’unanimité ont déclenché une alerte pour danger grave et imminent. Une commission d’enquête, composée de représentants du personnel (toutes les organisations syndicales représentées au CHSCT) et de représentants de l’Etablissement, a conduit ses investigations jusqu’en septembre 2018 (auditions des agents, REP, DAPE, DT et DTD, médecin du travail).

Le rapport d’enquête a été présenté en CHSCT le 19 octobre 2018.
Les constats sont édifiants et partagés par l’ensemble des enquêteurs (représentants du personnel et Direction) : « situation compliquée voire catastrophique », « l’ambiance de travail est très lourde », « sentiment d’abandon », « mal-être », « réelle souffrance au travail », « sentiment général de détresse psychologique et de dévalorisation », « c’est plus qu’un malaise, c’est un fonctionnement à revoir », « plusieurs situations individuelles sont très inquiétantes et nécessiteront un accompagnement RH adapté », etc.
Parmi ces constats, l’attitude de la DAPE de l’agence de « Taisons-nous » est clairement mise en exergue : « management de la DAPE considéré comme trop autoritaire, trop directif, avec notamment un mode de communication jugé agressif », « on a peur d’avoir une réflexion… », « en réunion de service plus personne n’ose parler », « insinuations déplacées sur le physique, la tenue », « tension des REP avec la DAPE, REP en pleurs, portes qui claquent… », propos malséants à la limite de l’injure (le verbatim est édifiant…), « Les REP sont allés voir la directrice pour qu’elle n’agisse pas à la hussarde, qu’elle soit plus bienveillante : sans effet… ». Et, en conséquence de cela, de nombreux arrêts maladie avec des situations de très grande détresse psychologique.

A la décharge de la DAPE,  la DT n’est pas exempt de responsabilité dans cette situation : elle a fermé les yeux longtemps, avant de se perdre dans des comportements inadaptés (« l’intervention de (la DT) a été mal perçue ») en manipulant et/ou couvrant la DAPE (selon l’interprétation).

Afin de garantir la levée totale du danger incriminé, l’enquête conclue notamment que le déplacement de la directrice d’agence (demande très majoritaire formulée par les personnes auditionnées), dans son propre intérêt et celui du collectif, constitue un préalable à la bonne mise en œuvre des préconisations.

Compte tenu des constats, quelle est selon vous la réponse de la DR aux préconisations de la commission d’enquête ?
Et oui, votre première idée était la bonne (nous sommes tellement habitués au pire avec notre DR…).
C’est bien le pire que la DR a mis en œuvre :
►La DR a déplacé les REP, alors que de l’avis de tous (personnels audités et enquêteurs) ils étaient bienveillants, en soutien, faisant tampon entre la DAPE et les agents.
►La DR refuse de déplacer la DAPE.
►Alors que, de l’avis même de l’inspectrice du travail recueilli en CHSCT, n’importe quel agent aurait été frappé d’une sanction disciplinaire (avertissement minimum) compte tenu des témoignages recueillis (pour rappel : « management de la DAPE considéré comme trop autoritaire, trop directif, avec notamment un mode de communication jugé agressif », « on a peur d’avoir une réflexion… », « en réunion de service plus personne n’ose parler », « insinuations déplacées sur le physique, la tenue », « tension des REP avec la DAPE, REP en pleurs, portes qui claquent… », propos malséants à la limite de l’injure (le verbatim est édifiant…) », la DAPE de l’agence de « Taisons-nous » s’en tire sans le moindre dommage, et est clairement soutenue par la DR.
Pour ceux qui en doutaient encore, voici la preuve que la Direction persiste dans le déni, le mépris, et la rupture du dialogue social, à un moment où la souffrance au travail à Pôle emploi atteint un sommet jamais atteint, au point que la presse s’empare de ce sujet très régulièrement.

L’Inspectrice du travail est aujourd’hui saisie du dossier, et les membres du CHSCT territoire lorrain n’en resterons pas là : ils useront de tous les moyens possibles pour forcer la DR à donner suite aux préconisations posées par le rapport d’enquête, le déplacement de la DAPE étant le préalable indispensable. Il est notamment impensable que la DAPE suive les agents lors du déménagement prochain qui doit être pour eux l’occasion d’un nouveau départ.

Souffrance au travail à Pôle emploi: arrêtons le massacre !

Lors du CHSCT spécial santé du 21 juin 2018 en présence des médecins du travail et des assistantes sociales, la CGT a dressé le tableau de la souffrance au travail à Pôle emploi, objectivée par  la parole des agents, les constats faits par les élus et les experts, les bilans sociaux et HSCT (nombre très élevé d’arrêts maladie), les fiches de signalement concernant les violences internes et externes, la forte augmentation des interventions des médecins du travail et des assistantes sociales, etc.

Pour lire la déclaration lue par la CGT, cliquer ici

TOUS LES SIGNAUX SONT AU ROUGE !

Le recours au télétravail, au temps partiel, aux dispositifs de formation individuel, ainsi que les demandes de mise en disponibilité, sont largement utilisées par le personnel comme des solutions de protection et de mise à l’abri. Les démissions ont fortement progressé en 2017. Par ailleurs, la souffrance au travail à Pôle emploi fait régulièrement l’objet de reportages et de publications dans les médias.

MAIS LA DIRECTION RESTE SOURDE ET AVEUGLE

La DR ne tire pas les conséquences de ce constat et continue de dérouler ses réformes et ses réorganisations avec la même frénésie. L’accord QVT et le baromètre social sont des leurres. La Direction ne suit pas les préconisations des experts, des élus, et du cabinet ELEAS (Diagnostic QVT et prévention des risques psychosociaux). Aucun plan d’action spécifique n’est mis en place. Le management bienveillant n’est pas de mise à Pôle emploi où des situations de management inadapté perdurent et mobilisent de façon régulière et regrettable les débats en CHSCT.

ALORS ENSEMBLE REAGISSONS!

Nous vous invitons à contacter le médecin du travail et à remplir des fiches de signalement chaque fois que nécessaire, ainsi qu’à en faire part à vos élus CGT qui en feront le meilleur usage pour vous aider et vous défendre.

Pour accéder au tract, cliquez ici

 

Point sur Trajectoire GDD: déclaration CGT au CHSCT lorrain du 14 décembre 2017

Déclaration CGT au CHSCT du 14 décembre 2017

Les éléments chiffrés successivement présentés par l’Etablissement pour établir le constat d’une baisse de charge de l’activité GDD questionnent les agents comme les représentants du personnel.

Ces chiffres prennent une résonance particulière sur le terrain où aucune baisse de charges n’est réellement ressentie par les collègues  GDD, bien au contraire…

Les chiffres annoncés ne correspondent pas au vécu quotidien observé par les agents, par la CGT, et probablement par d’autres observateurs.

Nos salles d’attente ne désemplissent pas depuis la dématérialisation et l’externalisation des attestations.

Notons au passage que dans un rapport récent, le Défenseur des Droits a révélé l’impact négatif de la dématérialisation des services publics sur les usagers les plus fragiles (16% de nos concitoyens n’ont pas internet et 21% ne sont pas à l’aise pour l’utiliser ; cela est à mettre en lien avec le taux de pauvreté sans précédent enregistré dans notre pays : 14% des français sont sous le seuil de pauvreté, ce qui représente près de 9 millions de personnes). Dans ces conditions, la dématérialisation peut être envisagée comme un « service plus », mais certainement pas comme le socle de délivrance futur des services de Pôle emploi, comme tend à l’imposer l’Etablissement, sauf à oublier que nous sommes un service public, et sauf à oublier les fondamentaux d’un service public. D’ailleurs une étude récente montre que 57% des français jugent nécessaires de conserver des services publics de proximité, quitte à augmenter les impôts si cela s’avérait nécessaires.

Par ailleurs, la précarité et les réclamations des demandeurs d’emploi explosent, et par conséquent l’insatisfaction augmente.

Il serait difficile de faire un étalage exhaustif de tous les dysfonctionnements auxquels les agents GDD sont confrontés, mais il est évident que cela se traduit par une perte de sens, une résignation, une démotivation de nos collègues.

L’Etablissement serait avisé d’en tenir compte.

Pour les agents bi-compétents ayant perdus du jour au lendemain leurs habilitations, sans réelle concertation, la transition a été ressentie comme brutale pour bon nombre d’entre eux.

Quel est le retour sur investissement pour l’Etablissement ?

Les agents GDD restants sur le champ de l’indemnisation risquent de se retrouver dans des situations difficiles, en flux tendu, ou il sera bien délicat pour l’Etablissement de pallier à des absences inopinées et faire face aux périodes de congés.

Dans certains sites, il est demandé aux agents de faire des heures supplémentaires, ou de pallier à des absences sur d’autres antennes, ce  qui est paradoxal au vue de la baisse de charges annoncée !

Qu’en sera-t-il demain, avec la nouvelle convention à assimiler, la DSN et les nombreux changements à venir, annoncés par le gouvernement ?

L’Etablissement est probablement en train de commettre la même erreur que celle faite après la fusion, en voulant que chaque agent devienne conseiller personnel.

Quelles perspectives d’avenir donnez-vous aux agents ne souhaitant pas aller sur le champ du placement ?

Quelle porte de sortie envisagez-vous pour les  collègues confrontés à cette situation anxiogène concernant leur devenir ?

Le chantier trajectoire GDD repose sur une malhonnêteté comptable, une réalité maquillée ; elle constitue une erreur stratégique, et potentiellement une légitimation future de l’indemnisation au forfait que le patronat tente d’imposer depuis des années.

C’est un formidable gâchis qui s’inscrit dans la politique de casse des métiers et de casse du service public de l’emploi que nous observons depuis plusieurs d’années, et à laquelle la CGT  continuera à s’opposer.

Déclaration de la CGT en CHSCT: la Direction doit changer d’attitude !

Dans la région Pôle emploi Grand-Est comme partout sur le territoire, l’Etablissement durcit sa position à l’égard des élus du personnel et des salariés, dans un contexte particulièrement préoccupant (souffrance au travail, explosion des arrêts maladie et des agressions…) auquel il conviendrait au contraire de répondre par de l’écoute et une démarche volontariste visant à garantir davantage la sécurité et la santé des personnels.

Au dernier CHSCT territoire Lorrain, la CGT a lu une déclaration qui fait le constat de la situation et appelle la Direction, sur l’ensemble de la région Grand-Est, à changer d’attitude.

Pour lire la déclaration, cliquer ici

Agents intoxiqués au monoxyde de carbone à l’A2S Forbach Schuman: l’attitude scandaleuse de la DR

Le 18 octobre 2016, 7 agents intoxiqués au monoxyde de carbone étaient évacués à 11h40 par les pompiers en direction des urgences de l’Hôpital de Forbach. Des prises de sang ont révélé des taux de monoxyde de carbone supérieur à la normale, avec des symptômes de maux de tête, somnolence, vertiges, nausée, malaises.
Les élus CHSCT n’étaient informés par la Direction qu’à 18h05, par un mail particulièrement succinct envoyé sur leur messagerie professionnelle (plus censée être consultée à cette heure…)

A 9h25 le lendemain 19 octobre les élus CGT au CHSCT territoire Lorrain ont signifié à la DR la déclaration d’un droit d’alerte pour danger grave et imminent.
Devant l’absence de réaction de la DR (censée, en vertu du code du travail, convoquer « sur-le-champ » une commission d’enquête), les élus CGT ont relancé la DR par mail à 13h10.
Toujours sans réponse de la DR à 16h00 (?!) les élus CGT ont contacté l’inspection du travail grâce à laquelle, non sans réticences de la DR vite calmées par la menace d’un PV pour délit d’entrave brandie par la DIRRECTE, l’établissement s’est finalement résolu à convoquer une commission d’enquête… deux jours plus tard, le 21 octobre 2016…
Cette attitude de la DR est scandaleuse.

Les élus CGT ont mené enquête avec des représentants de l’Etablissement, conformément au Code du Travail.
Les agents de l’A2S de Forbach Schuman vont mieux, bien que l’enquête n’ait pas permis d’établir de façon certaine les causes de l’accident. Ils ont réintégré leur agence le 29 novembre, dans des conditions de sécurité optimale à la demande des enquêteurs CGT (pose pérenne de détecteurs de monoxyde de carbone avec alarme, et prise de mesure quotidienne, et suivi particulier).

Pour lire la déclaration CGT au CHSCT territoire Lorrain du 21 octobre 2016, cliquer ici

Projet d’organisation de la DR ACAL: déclaration de la CGT au CHSCT Territoire Lorrain

Le 30 août a été présenté en CHSCT Territoire Lorrain le rapport d’expertise consacré aux conséquences sur les conditions de travail et les risques psychosociaux du projet d’organisation de la Direction Régionale Alsace Champagne-Ardenne Lorraine.
La CGT considère que les réponses de l’Etablissement aux points de vigilance et aux préconisations posés par l’expert sont insuffisantes pour garantir efficacement une limitation des impacts de l’organisation de la Direction Régionale ACAL en termes de sécurité et de conditions de travail.
Par conséquent les élus CGT ont exprimé leur opposition lors de ce recueil d’avis sur les impacts et l’accompagnement du changement relatifs à la mise en œuvre de cette organisation.

Pour lire le texte de la déclaration, cliquer ici